Né dans une petite commune proche de Saint-Étienne, Benoît Frachon est issu d'une famille de mineurs. Militant ouvrier dès 1909, il participe à la grève des métallurgistes pour la reconnaissance du droit syndical en 1910. À cette époque il adhère au syndicalisme révolutionnaire et participe aux activités d'un petit groupe anarchiste. La déclaration de guerre le mobilise dans une usine d'armement de la Nièvre. Lorsque Albert Thomas, ministre socialiste de l'Armement, crée les délégués ouvriers, Frachon est élu, mais ses activités révolutionnaires le font très vite remarquer et il est envoyé au front en 1918. Après sa démobilisation, il adhère à la S.F.I.O. par enthousiasme pour la révolution russe. Employé en 1920 dans une usine de mécanique à Marseille, il participe aux grandes grèves de mai. En 1921, après la scission de Tours, il entraîne toute sa section au tout jeune Parti communiste. De retour à Saint-Étienne en 1922, il est élu conseiller municipal et nommé adjoint au maire. Lors de la grande grève de 1924 il est arrêté et condamné à quatre mois de prison pour son rôle à la tête du comité de grève. À sa sortie de prison il est élu secrétaire de l'union départementale de la […]
