Le 25 octobre 732, les troupes du gouverneur omeyyade de Cordoue, 'Abd al-Rahmān al-Ghā fiqī, venues vraisemblablement faire du butin, sont défaites, près de Poitiers, par l'armée dirigée par le maire du palais Charles Martel. Les textes arabes appellent cette bataille Balāt al-Shuhadā' (« chaussée des martyrs »), en référence à la chaussée romaine près de laquelle la bataille aurait eu lieu (à proximité de l'actuelle Moussais-la-Bataille). Le gouverneur omeyyade est tué et les Arabes profitent de la nuit pour se replier en bon ordre. Cette défaite marque le terme de l'expansion musulmane médiévale en Occident et a d'importantes conséquences. En répondant à l'appel à l'aide du duc Eudes d'Aquitaine, Charles Martel a profité de l'avancée des troupes arabo-musulmanes pour intervenir dans une région qui refusait de se soumettre à son autorité. Fort de sa victoire, Charles s'empare de Bordeaux, intervient dans la vallée du Rhône et en Provence, où il soumet le patrice Mauronte (737), allié des musulmans. Ainsi, la victoire de Poitiers entraîne non pas le départ définitif des musulmans, comme en témoigne l'échec du siège de Narbonne, dirigée par un gouverneur omeyyade jusqu'en 759, mais l'intervention systématique des Francs, seuls capables de s'opposer à eux.
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Bataille de Poitiers La bataille de Poitiers, au cours de laquelle Charles Martel arrêta, en octobre 732, les troupes musulmanes d'Abd al-Rahman, fut magnifiée au XIXe siècle pour soutenir la politique coloniale de Louis-Philippe en Algérie, l'épisode illustrant le rôle traditionnel de la France comme défense……
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
Pascal BURESI
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