Premier engagement purement aérien de l'histoire, la bataille d'Angleterre débute le 10 juillet 1940. Après la « bataille de la Manche », achevée le 7 août, la Luftwaffe lance le 13 août, « jour de l'Aigle », un plan d'attaque destiné à clouer au sol la chasse britannique puis à désorganiser l'économie du pays par des bombardements intensifs, préalables indispensables à une opération d'invasion par mer. En dépit d'un remarquable système défensif composé de radars et d'observateurs au sol, permettant l'engagement de chasseurs Hurricane et Spitfire une fois les appareils ennemis repérés, le Fighter Command est à bout de souffle lorsque Hitler ordonne, le 7 septembre, de concentrer les bombardements sur Londres et les grandes cités du Sud. La population britannique s'organise face au Blitz, qui offre un sursis inespéré à la R.A.F. Le Bomber Command en profite pour détruire la flotte d'invasion adverse mouillée dans les ports du Nord. Premier échec allemand, la bataille d'Angleterre a entraîné la perte de 2 700 avions allemands et de 1 500 appareils britanniques. Elle s'achève officiellement le 31 octobre 1940, même si les bombardements de nuit allemands continuent jusqu'au déclenchement de l'offensive contre l' Union soviétique, au printemps de 1941.
Vidéo
L'Angleterre sous le blitz Durant l'été 1940, la Grande-Bretagne est seule à faire face à l'Allemagne. Pour réussir leur projet d'invasion, les Allemands doivent d'abord se rendre maîtres du ciel. Disposant de deux fois plus d'avions, la Luftwaffe compte bien neutraliser rapidement la R.A.F. Mais c'était sous-estimer les pilo……
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Paul VILLATOUX
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