En 313, l'édit de Milan accorde la liberté de culte dans l'Empire, permettant à une architecture chrétienne de voir le jour, souvent inspirée, pour les églises, de la basilique civile de l'architecture romaine.
Contrairement à la basilique Saint-Jean-de-Latran, qui était la cathédrale offerte par Constantin à l'évêque de Rome à l'intérieur des murs de la ville, Saint-Pierre était d'abord une basilique fondée sur le lieu d'un martyre et sur une tombe qui était vénérée. C'est en effet sur la tombe que la communauté chrétienne attribuait à saint Pierre et au-dessus de laquelle elle avait installé une modeste memoria (aménagement architectural d'une tombe pour le culte funéraire) que la basilique est construite, s'étendant également au-dessus d'une riche nécropole essentiellement païenne que l'empereur désacralisa pour l'occasion. Le sommet de l'édicule émergeait au croisement de la nef centrale et du long transept qui faisait l'originalité de l'édifice, sous un baldaquin reposant sur des colonnes torses en marbre, ornées de ceps de vigne, qui constituait le « trophée » de saint Pierre. Il semble que la basilique n'ait pas comporté à l'origine d'autel permanent. Compr [… ]
