Si les intérêts américains avaient déjà été la cible d'attentats, par le passé, à travers le monde, jamais, depuis l'assaut japonais contre Pearl Harbor, en décembre 1941, les États-Unis n'avaient subi sur leur territoire de tels « actes de guerre » – selon les termes du président George W. Bush. Le 11 septembre 2001, des avions de ligne détournés s'écrasent sur les tours du World Trade Center de New York, qui s'écroulent peu après, ainsi que sur le Pentagone à Washington, faisant plus de trois mille morts. Le traumatisme éprouvé par les Américains se traduit notamment par un ralentissement de l'activité économique mondiale. L'islamiste Oussama ben Laden et son réseau Al-Qaida, protégés par le régime afghan des talibans, sont bientôt désignés comme les responsables des attentats. Le président Bush mobilise aussitôt toutes les forces de son pays, et celles de la communauté internationale, dans une « croisade » contre le terrorisme. Cette offensive, qui devient l'axe majeur de la politique étrangère américaine, modifie l'échiquier des relations internationales. La campagne militaire engagée contre le régime taliban, et qui aboutit à sa chute en décembre 2001, en est la première conséquence.
Christophe PÉRY
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