Catégorie de troubles qui intéressent, en dehors de toute paralysie, de trouble du tonus ou de déficit cérébelleux, les activités gestuelles « supérieures » qui ont nécessité un apprentissage. L'apraxie introduit l'« erreur » dans des gestes jusque-là correctement effectués. Les manifestations cliniques peuvent être évidentes, majeures ou au contraire discrètes, relativement mineures. Les manifestations pathologiques majeures sont l'apraxie idéatoire (impossibilité d'utiliser des objets correctement reconnus), l'apraxie idéomotrice (trouble des gestes sans utilisation d'objets). Ces deux types, souvent associés, entraînent un sévère déficit de la motricité. Les perturbations discrètes sont souvent électives : difficultés dans l'habillage, dans le dessin (apraxie constructive).
L'apraxie résulte d'une lésion du lobe pariétal du cerveau. Les lésions de l'hémisphère dominant (gauche le plus souvent, c'est-à-dire dans le cas où le sujet est droitier) donnent des apraxies globales : grande apraxie idéatoire et idéomotrice, apraxie constructive. Les lésions de l'hémisphère non dominant, autrement dit mineur, donnent le plus souvent des apraxies unilatérales ou une apraxie de l'habillage.
François BOURNÉRIAS
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