Né vraisemblablement en Flandre, peut-être en Allemagne, Alexandre Agricola (ou Ackermann) est en Italie, à Florence, en 1470, date de son mariage. Il est au service du duc Galéas-Marie Sforza de Milan, de 1471 à 1474, date à laquelle on le rencontre à Mantoue, ayant cédé sa place à Milan à Loyset Compère. En 1476, il est à Cambrai dans le groupe des petits vicaires (chantres). Il est de nouveau en Italie, à Florence, en 1491, chez Laurent de Médicis, ville qu'il quitte après la mort de celui-ci (1492). Il est possible qu'il ait été au service du roi de France Charles VIII. En 1500, en tout cas, il est chapelain de Philippe le Beau à la cour de Bourgogne ; il suit ce dernier en Espagne en 1501 et en 1506 ; au cours de ce second voyage, il meurt de la peste à Valladolid. Il est significatif qu'on ne décèle pas chez lui d'influence italienne ; il est resté fidèle à la tradition franco-flamande du Nord. Dans sa musique sacrée (dont huit messes à quatre voix et une à trois, dont plusieurs sur un ténor profane, par exemple Malheur me bat ; vingt-cinq motets à trois et quatre voix, qui parfois utilisent la technique de l'imitation), il demeure proche de Josquin. C'est dans se […]
