Né à Paris, rue Riquet, Albert Simonin, fils d'une modiste et d'un artisan spécialisé dans les fleurs artificielles, suit les cours de l'école communale de la rue de Torcy et obtient un certificat d'études à douze ans. Orphelin à seize ans, il travaille dans la bijouterie, tout en fréquentant les bals populaires de l'époque : le Balcon, le Balajo, la Grande Roue, de même que les music-halls de quartier : le Petit Casino, Bobino, l'Européen. En 1925, incorporé dans un régiment du génie, à Angers, il y suit l'école de pyrotechnie, est promu artificier de première classe et consacre tous ses loisirs à la lecture. Rendu à la vie civile, il devient bientôt journaliste sportif. Le virus de l'écriture ne l'abandonnera plus.
Certains démêlés avec la justice l'incitent à quitter la France pour l'Espagne, puis la Belgique où il s'exile pendant deux ans. Revenu à Paris en 1930, Simonin se « range des voitures » en devenant chauffeur de taxi, métier qui lui permet de connaître à fond Paris et sa faune clandestine. En collaboration avec Jean Bazin, il écrit un livre anecdotique haut en couleur, Voilà Taxi ! qui, publié chez Gallimard, manque de peu le Prix populiste 1935. Marc […]
