Mot qui désigne, dans la civilisation assyro-babylonienne, à la fois une des plus importantes fêtes du calendrier liturgique et civil et, en même temps, le temple où une part essentielle du rituel se déroulait. Peu de textes nous en transmettent le récit ; encore sont-ils lacuneux et souvent, volontairement ou non, obscurs. Il n'est pas sûr, d'autre part, que ces documents reflètent la réalité ; ils peuvent n'être que les produits de l'imagination de certains prêtres, rédigés pour une part à l'époque hellénistique, quand la fête était déjà disparue (S. A. Pallis, The Babylonian Akitu Festival, Copenhague, 1926 ; La Fête babylonnienne de l'akitu).
L'akitu était à l'origine, manifestement, une fête saisonnière de la fertilité et du renouveau ; elle est devenue, on ne sait par quel processus, le point cardinal de la religion assyro-babylonienne. L'étymologie du mot étant inconnue, elle n'est d'aucun secours, même s'il est sûr qu'il est passé de Sumer, au milieu du ~ IIIe millénaire, au monde babylonien. L'akitu est attestée dès la seconde moitié du ~ IIe millénaire en Assyrie. L'interruption de l'akitu pour cause de malheurs publics est […]
