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RÉCIT

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Oliver Twist, de David Lean

Au cours des années 1960, les études du récit vont s'orienter suivant deux directions principales. Dans le domaine littéraire, on a tenté de définir des catégories générales du récit saisies dans des textes particuliers : À la recherche du temps perdu, de Proust, ou La Modification, de Michel Butor, par exemple. Mais certaines de ces catégories ne convenaient-elles pas également à des histoires racontées avec d'autres médias que le langage : le cinéma, le théâtre, par exemple ? De même que Saussure définit la linguistique comme une branche particulière d'une science générale des signes, la sémiologie, de même on a pu envisager l'étude d'une sémiologie ou sémiotique du récit, ou encore narratologie, c'est-à-dire l'étude du récit quel que soit son support. Dans cette seconde direction, l'analyse n'est plus inductive mais déductive, soit que l'on parte de systèmes narratifs déjà décrits dans l'étude de contes populaires de tradition orale, l'étude des mythes, ou celle des situations dramatiques, soit que l'on se réfère à des modèles logico-mathématiques et que l'on pose, in abstracto, la question de la définition du récit. La difficulté tiendra alors dans l'articulation de schémas narratifs très généraux à des réalisations narratives particulières : un récit littéraire, un reportage oral, un film, etc.

De son côté, la réflexion sur la représentation narrative permet de mettre en lumière le jeu complexe des dispositifs qui, à l'intérieur de l'espace pictural, vont mettre en scène la faculté de narration.

1.   Logiques du récit

Pour décrire une structure narrative, il faut d'abord définir une unité constante de mesure, de comparaison et de classement des différents récits. C'est ce qu'ont cherché Joseph Bédier dans les fabliaux ou Vladimir Propp dans les contes russes. Pour Propp, c'est la fonction, c'est-à-dire l'action d'un personnage, définie du point de vue de sa signification dans le déroulement de l'intrigue. À partir d'une situation initiale, il distingue trente et une fonctions[…]

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AUTOBIOGRAPHIE

Écrit par :  Daniel OSTER

Dans le chapitre "Autobiographie et vérité"  : …  de cette écriture médiate sans laquelle il ne pourrait pourtant se donner à lire comme immédiat.* Double paradoxe d'une entreprise qui, cherchant la présence dans la narration, trouve dans la narration son obstacle, et d'un discours qui, ne s'autorisant que de lui-même, ne sera efficace que d'être reconnu par l'autre. Il est clair que le terreau… Lire la suite
AUTOFICTION

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Dans le chapitre "Le jeu avec le « je »"  : …  Jours de Corinthe), publiée de 1985 à 1994, hésitait entre « romanesques » et « autofictions ».* L'Université, persuadée que tout récit et même toute littérature étaient de pure fiction, jugeait le nouveau terme inutile et redondant. Elle n'aimait pas non plus l'autobiographie, dont l'invasion lui paraissait marquer la décadence de la… Lire la suite
BANDE DESSINÉE

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*Toute bande dessinée est fondée sur une juxtaposition d'images, organisée en séquences narratives. Chaque image – dite « vignette » – se trouve généralement à l'intérieur d'un cadre rectangulaire, la « case ». Un alignement de cases forme un « registre » ou « strip ». Une superposition de registres… Lire la suite
BARTHES ROLAND (1915-1980)

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Dans le chapitre "Littérature, critique, lecture : vers le « plaisir du texte »"  : …  analyse structurale des récits » où, sur les traces de Propp et de Brémond, il tente de réduire le *récit à une suite de fonctions élémentaires – projet que les premières lignes de S/Z tourneront en dérision), Barthes met vite fin à ce projet et du même coup à une scientificité trop assertive, autoritaire et incompatible avec l'objet… Lire la suite
BIBLE - L'étude de la Bible

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Dans le chapitre "Le champ diversifié des méthodes d'approche"  : …  car cherchant à dégager la forme du contenu des textes lus comme totalité organique : la critique *narrative. Celle-ci, dont les développements méthodologiques s'appuient sur les concepts élaborés par les théoriciens de la narrativité, s'attache à l'analyse des composantes d'un récit et de sa gestion par la narration. Pour elle, la Bible est un… Lire la suite
BIOGRAPHIE

Écrit par :  Alain VIALA

Dans le chapitre "L'illusoire totalité"  : …  de connaître le passé, mais aussi et toujours dans une action de jugement. Sur le plan interne, le *récit d'une vie engage la compréhension (interpréter, justifier, etc.) et l'évaluation (admirer, condamner ou absoudre, etc.). Mais sur le plan externe, il est tributaire d'un jugement antérieur, un préjugement : dans la tradition, la biographie c'… Lire la suite
BOCCACE (1313-1375)

Écrit par :  Claudette PERRUS

Dans le chapitre "L'encyclopédie des récits"  : …  *Le Décaméron est aussi un extraordinaire inventaire des formes narratives, « nouvelles, ou fables, ou paraboles, ou histoires ». Les sources de ces récits, orales ou écrites, sont très diverses et V. Branca les a recensées dans son édition. Boccace a souvent puisé dans des répertoires d'exempla à l'usage des prédicateurs, comme la… Lire la suite
CINÉMA (Réalisation d'un film) - Scénario

Écrit par :  Michel CHION

…  encore au théâtre et dans la littérature, pour désigner l'intrigue sur laquelle s'appuie un *récit en mots, ou en images et en sons. Aujourd'hui, c'est presque uniquement pour les fictions de cinéma, de télévision ou de jeux vidéo que l'on parle de scénarios (ou de scenarii), en rapport avec la division du travail d'auteur régnant… Lire la suite
CONTE

Écrit par :  Bernadette BRICOUT

Dans le chapitre "Qu'est-ce qu'un conte populaire ?"  : …  acceptions multiples et des frontières indécises, trois critères suffisent à le définir en tant que *récit ethnographique : son oralité, la fixité relative de sa forme et le fait qu'il s'agit d'un récit de fiction. Le conte populaire s'inscrit d'abord dans ce vaste champ qu'en 1881 Paul Sébillot baptise, d'une expression paradoxale, «  littérature… Lire la suite
DIÉGÈSE, poétique

Écrit par :  Véronique KLAUBER

… *« La diégèse est l'univers spatio-temporel désigné par le récit » (Gérard Genette, Figures III). Dans la terminologie propre à la narratologie, il s'est avéré utile de distinguer le contenu du récit, l'histoire et l'acte par lequel le récit « se narre ». En effet, cette distinction permet de s'interroger sur les rapports entre le narrateur… Lire la suite
ÉVÉNEMENT, philosophie

Écrit par :  Jean GREISCH

Dans le chapitre "Penser le singulier et la succession"  : …  par son caractère plus ou moins spectaculaire. L'historien est d'abord un chroniqueur et un* conteur : en racontant les événements marquants du passé, il cherche à les comprendre. Dans une conception qui fait la part belle à l'intelligence narrative (P. Ricœur), les événements se caractérisent par leur singularité unique. Ce qui est arrivé… Lire la suite
FICTION

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

…  se retrouve dans la théorie littéraire : la narratologie se donne comme une théorie générale du* récit, entendu comme construction formelle. D'un tel point de vue, il n'y a pas lieu de distinguer entre récits fictifs et récits véridiques : de fait, la distinction n'opère que si l'on se pose la question du « dehors » du récit, de ce à quoi il… Lire la suite
FOUS LITTÉRAIRES

Écrit par :  Jean-Jacques LECERCLE

Dans le chapitre "Deux récits de cas"  : …  de mes livres », pour recevoir la véritable explication : ces aventures sont le fruit d'un procédé *narratif. Dans sa première version, celui-ci consiste à énoncer deux phrases, aussi proches que possible par le son, aussi éloignées que possible par le sens, bref deux phrases composées de mots à double sens. Entre « les lettres du blanc sur les… Lire la suite
FREUD SIGMUND (1856-1939)

Écrit par :  Jacques LE RIDERMarthe ROBERT

Dans le chapitre "Un art de l'interprétation"  : …  L'Interprétation des rêves traduit le rêve en *récit avant de l'interpréter. Freud raconte ses propres rêves, en reprenant des notes prises sur le mode du journal, puis en propose l'auto-analyse. Ce qui lui permet de définir la méthode d'interprétation des récits de rêve de ses patients, mais aussi des textes littéraires et des œuvres d'art… Lire la suite
GENETTE GÉRARD (1930- )

Écrit par :  Pierre-Marc de BIASI

Dans le chapitre "L'approche sémiotique et poétique du phénomène littéraire "  : …  son étrangeté ce territoire particulier du langage, « cet écart dans l'écart » nommé littérature. *Avec Figures, la recherche de Genette pose le principe d'une exploration de grande envergure portant sur cinq siècles de littérature et abordant des œuvres ou des auteurs aussi différents que Saint-Amant, Proust, Robbe-Grillet, Mallarmé,… Lire la suite
GENRES LITTÉRAIRES

Écrit par :  Jean-Marie SCHAEFFER

Dans le chapitre "Conventions et prescriptions"  : …  genres se réfèrent selon les contextes à des niveaux d'abstraction différents. Ainsi un terme comme *récit se réfère généralement à une modalité d'énonciation (la narration), c'est-à-dire qu'il subsume indifféremment les romans, les nouvelles, les contes, etc. ; en revanche, lorsque Gide, classant ses œuvres narratives, oppose le récit au roman, le… Lire la suite
GREIMAS ALJIRDAS-JULIEN (1917-1992)

Écrit par :  François RASTIER

… *Né en 1917 à Tula de parents lituaniens, Algirdas-Julien Greimas fit des études de linguistique et de philologie à Grenoble (1936-1939). L'annexion de la Lituanie par l'U.R.S.S., en 1944, et la déportation de ses parents le contraignirent à l'émigration. À la Sorbonne, il commence, en 1945, sous la direction de Charles Bruneau, une thèse de… Lire la suite
HAGIOGRAPHIE

Écrit par :  Michel de CERTEAU

Dans le chapitre "La structure du discours hagiographique"  : …  se reconnaît déjà l'effigie posthume. Le saint est celui qui ne perd rien de ce qu'il a reçu. Le *récit n'en reste pas moins dramatique, mais il n'y a devenir que de la manifestation. Ses lieux successifs se répartissent essentiellement entre un temps d'épreuves (combats solitaires) et un temps de glorifications (miracles publics) : passage du… Lire la suite
HISTOIRE (Histoire et historiens) - L'écriture de l'histoire

Écrit par :  Christian DELACROIX

Dans le chapitre "De la disqualification à la réhabilitation du récit"  : …   law model) dénient tout statut narratif à l'événement historique et à l'histoire et rejettent *le récit comme forme de discours ayant une valeur d'explication scientifique. Ces positions sont en partie (par réaction) à l'origine d'une réévaluation du récit en histoire par le courant « narrativiste » anglo-saxon, qui renoue avec la tradition… Lire la suite
JOYCE JAMES (1882-1941)

Écrit par :  Jean-Jacques MAYOUX

Dans le chapitre "« Gens de Dublin »"  : …  Dubliners (Gens de Dublin). Ce sont d'admirables pièces où la pseudo-objectivité du *récit est faite pour rendre plus subtilement perceptible l'angle d'ironie, plus sournoise la destruction de l'intégrité de l'individu par un réseau d'oppressions confuses. Il y a dans chaque nouvelle une tension entre la surface du récit et la… Lire la suite
LITTÉRATURE ÉPISTOLAIRE

Écrit par :  Alain VIALA

Dans le chapitre "La lettre et ses littératures"  : …  en théorie, dans le plan second. On se trouve alors en présence des données du roman ou du *récit biographique, avec les correctifs dus à l'authenticité (réelle ou fictive) des lettres et à l'énoncé à la première personne. Comme au théâtre, on a affaire à un récit mimétique. L'esthétique en relève alors de l'invitation : invitation pour le… Lire la suite
MERVEILLEUX

Écrit par :  Jacques GOIMARD

…  rester là. La rhétorique classique limitait le merveilleux à l'intervention du surnaturel dans le *récit et le décrivait comme un ensemble de procédés, ce qui a contribué à le rejeter hors du crédible et finalement hors de l'écriture. Une tendance plus récente l'identifie à cet éclair de ferveur qui est au cœur de toute expérience humaine : il en… Lire la suite
MONOLOGUE INTÉRIEUR

Écrit par :  Bernard CROQUETTE

… *Technique littéraire qui a joué un rôle important dans le renouvellement du roman au xxe siècle. Rendu fameux par l'usage magistral qu'en a fait James Joyce dans Ulysse (1922), le monologue intérieur (l'expression, dans son sens actuel, a été introduite par Valery Larbaud) a immédiatement suscité d'interminables et… Lire la suite
MOTIF, poétique

Écrit par :  Véronique KLAUBER

… *Dans l'œuvre littéraire, le motif est « une toile de fond, un concept large, désignant soit une certaine attitude — par exemple la révolte —, soit une situation de base impersonnelle dont les acteurs n'ont pas encore été individualisés » (Raymond Trousson). Ainsi le motif du « cœur mangé » apparaîtra-t-il dans la littérature médiévale dans une… Lire la suite
MOYEN ÂGE - L'affirmation des langues vulgaires

Écrit par :  Emmanuèle BAUMGARTNER

Dans le chapitre "L'avènement des langues vernaculaires"  : …  xiiie siècle, avec le développement, en concurrence avec les textes en vers, de *récits historiques, didactiques fictionnels, etc., en prose française. Ces récits marquent le passage et la promotion de la prose, donc de la langue usuelle de la communication – de la commune parleüre, selon Brunet Latin –, au statut de… Lire la suite
MYTHE - Mythos et logos

Écrit par :  Clémence RAMNOUX

Dans le chapitre "Le discours réglé"  : …  recueillir », « rassembler », le terme « logos » avait déjà pris en une haute époque le sens de « * récit » ou « parole ». Le logos comme récit est alors qualifié de « sacré », ce qui suppose, par opposition, un récit profane. Mythos et Logos se sont séparés comme se spécifiaient, d'une part, des emplois beaucoup plus techniques de « logos » ; et… Lire la suite
MYTHE - L'interprétation philosophique

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Le modèle structural"  : …  langue-parole ? À première vue, le mythe est du côté de la parole en tant qu'il est une sorte de *récit dont les phases se succèdent dans un temps irréversible ; mais il est du côté de la langue par l'arrangement de ses éléments, qui en fait un système synchronique situé dans le temps réversible des systèmes. C'est la tâche de l'explication de… Lire la suite
NARRATIF ART

Écrit par :  Marie-José MONDZAIN-BAUDINET

… *C'est l'art de conter, c'est-à-dire de transmettre par le verbe, le son ou l'image un récit, une séquence temporelle. Que ce récit soit réel ou imaginaire importe peu ; chaque fois qu'il y a narration, le conteur doit exprimer la durée et la causalité avec les moyens d'expression qu'il a choisis. La texture temporelle du verbe ou du chant est… Lire la suite
NOUVELLE

Écrit par :  ETIEMBLEAntonia FONYI

Dans le chapitre " Problématique de la nouvelle"  : …  premier recueil japonais de contes et nouvelles (Ise monogatari) combine un bref *récit de prose à plusieurs tanka (poème, de trente et une syllabes, à forme fixe). L'άπόλογος, la διήγησις (narration, selon Platon, ou récit), l'ἱστορία (récit selon Hérodote et Aristote, ou histoireLire la suite
ORALE TRADITION

Écrit par :  Pascal BOYER

Dans le chapitre "L'originalité de la composition orale"  : …  un certain mythe ou une épopée ; mais il n'en possède qu'une ou plusieurs versions. Les *récits en question ne sont pas des textes figés ; ils évoluent, sont modifiés constamment d'une récitation à une autre ; et, dans l'ensemble des versions légèrement différentes, il serait bien difficile de décider à quel moment on a affaire à une… Lire la suite
PERFORMANCE, art

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "Performance et narrativité"  : …  t-il 1'« incrédulité à l'égard des métarécits », c'est-à-dire de les légitimations ? Réponse : la *forme narrative –  et, par extension, la pragmatique de l'art-performance – « obéit à un rythme, elle est la synthèse d'un mètre qui bat le temps en périodes régulières et d'un accent qui modifie la longueur ou l'amplitude de certaines d'entre elles… Lire la suite
POÉSIE

Écrit par :  Michel COLLOTDominique VIART

Dans le chapitre "L'espace poétique"  : …   : genres lyriques, comme l'ode ou l'élégie, où le poète est en général seul à parler ; genres *narratifs, comme l'épopée, où la voix du narrateur alterne avec celle des héros ; genres dramatiques, comme la tragédie ou la comédie, où la parole est entièrement déléguée aux divers personnages. À mesure que se développent les littératures écrites… Lire la suite
POÉTIQUE

Écrit par :  Jean-Marie SCHAEFFERTzvetan TODOROV

Dans le chapitre "Structuralisme et sémiotique"  : …  en revanche a situé d'emblée ses analyses littéraires (par exemple, l'étude des structures du *récit) dans le cadre d'un modèle sémiotique général très formalisé ; de surcroît, la théorie greimasienne a voulu avoir une validité non seulement descriptive, mais encore explicative (ainsi le modèle théorique du récit était censé rendre compte de… Lire la suite
POINT DE VUE, littérature

Écrit par :  Jean-Yves POUILLOUX

… *L'usage du terme et de la notion de point de vue remonte probablement à l'œuvre de Henry James et aux préfaces qu'il écrivit pour un certain nombre de romans dans lesquels il fait un usage systématique et personnel d'un procédé littéraire déjà connu : raconter une histoire entière par le moyen d'un personnage fictif doté d'une existence à l'… Lire la suite
PROPP VLADIMIR IAKOVLEVITCH (1895-1970)

Écrit par :  André BÉRÉLOWITCH

… *Folkloriste soviétique, Vladimir Propp appartient à ce groupe de formalistes russes dans lequel figurent Jakobson, Tomachevski, Chklovski, Bakhtine et qu'unit une réflexion commune sur les rapports du langage et de l'œuvre littéraire. Moins éclectique que beaucoup de ses compagnons, il s'est consacré exclusivement à l'étude du folklore, sans se… Lire la suite
PROUST MARCEL (1871-1922)

Écrit par :  Jean-Yves TADIÉ

Dans le chapitre "Un roman impossible à écrire"  : …  forme de fragments repris, récrits plusieurs fois, dans dix cahiers, et non dans un texte continu. *C'est alors que Proust découvre que la réminiscence peut organiser le récit : le narrateur se souvient d'un « moi » intermédiaire, qui, au cours d'insomnies, est envahi par le souvenir. La mémoire évoque alors l'enfance à Combray, Swann, le bord de… Lire la suite
QUÊTE, littérature

Écrit par :  Jean-Pierre BORDIER

… *Notion « fonctionnelle » fondamentale dans le conte populaire, tel que l'a décrit Vladimir Propp, et dans le mythe, la quête est accomplie par le héros en vue de combler le « manque », caractéristique de la situation initiale. À ce titre, elle intervient aussi dans n'importe quel type de récit, d'une façon moins évidente parfois, et que seule l'… Lire la suite
RÉALISME, art et littérature

Écrit par :  Gerald M. ACKERMANHenri MITTERAND

Dans le chapitre "La littérature comme reflet de la réalité"  : …  le médiateur d'un énoncé didactique sur le monde ; il assure enfin la nécessaire solidarité entre *la narration des événements et des actes et la description des êtres et des choses. Et, comme sa destinée (éducation, ambitions, désirs, conquêtes, carrière, succès et revers) doit être typique, l'auteur le choisira de préférence dans une population… Lire la suite
RÊVE

Écrit par :  Jean-François LYOTARD

Dans le chapitre "Le rêve et le mythe"  : …  c'est l'exclusion des premières et deuxième personnes pronominales, c'est concurremment la forme du *récit. Le mythe déroule diachroniquement les moments d'un drame qu'accomplissent des personnages (troisièmes personnes) ; le linguiste observe que, par ses aspects et ses modalités, le récit mythique exclut toute indication permettant de situer le… Lire la suite
RHAPSODE, littérature

Écrit par :  Véronique KLAUBER

… *Le rhapsode est un récitant de poèmes épiques qui accompagne son chant de la lyre ou de la cithare. Il promène son texte et son talent à travers la Grèce antique. Il se distingue de l'aède qui est un véritable poète créateur, comme Homère par exemple, qui l'appelle dans L'Odyssée le « chantre aimé du ciel qui charme les… Lire la suite
ROMAN - Essai de typologie

Écrit par :  Jean CABRIÈS

…  par Stendhal – « un miroir promené le long d'un chemin » – implique une certaine conception du *récit à laquelle Balzac, en revanche, ne pouvait souscrire : la forme de La Comédie humaine est fondée sur une vaste organisation sociale, considérée par Balzac comme un espace. De même, Zola concevait le roman non pas comme une narration… Lire la suite
ROMAN - Le nouveau roman

Écrit par :  Pierre-Louis REY

Dans le chapitre "Influences, ruptures et manifestes"  : …  cet univers où « ne reste qu'une immense stupeur vide, un ne-pas-comprendre définitif et total ». *Le soupçon naît du moment où les œuvres sont envahies par « un je anonyme qui est tout et qui n'est rien et qui n'est le plus souvent qu'un reflet de l'auteur lui-même », discréditant le tout-puissant et trop transparent personnage balzacien. Balzac… Lire la suite
ROMAN - Le roman français contemporain

Écrit par :  Dominique VIART

Dans le chapitre "Plaisirs et incongruités du récit"  : …  Toutes ces entreprises narratives supposent une confiance retrouvée dans le* récit. Après les perturbations dont il fut l'objet, l'époque contemporaine renarrativise le roman. Elle témoigne même d'une fascination nostalgique envers les grandes œuvres romanesques du patrimoine – celles de Conrad, Stevenson, Verne mais aussi de Balzac, salué par… Lire la suite
ROMAN - Roman et cinéma

Écrit par :  Jean-Louis LEUTRAT

Dans le chapitre "La vocation narrative du cinéma"  : …  c'est se priver du meilleur de ses ressources, aller à l'encontre de son but le plus profond ». *Dès ses débuts, en effet, le cinéma a été utilisé pour « raconter des histoires ». Cette fonction a pris de plus en plus d'importance jusqu'à devenir prépondérante, sinon unique. Le cinéma a été amené à remplir un besoin traditionnellement assouvi… Lire la suite
ROMAN D'AVENTURES

Écrit par :  Ariel DENIS

Dans le chapitre "Le rêveur définitif"  : …  occasion du plaisir du lecteur aussi bien que du narrateur : tout art est donc ici subordonné au *récit. Une narration tardive, intervenant souvent bien après que ce dont elle s'inspire a disparu : après la piraterie, après les mousquetaires, le roman d'aventures raconte, encore une fois, ce qui, dans les « trous » de l'histoire, se jouait – hors… Lire la suite
SAGAS

Écrit par :  Régis BOYER

Dans le chapitre "Problème des origines"  : …  font que, dès le xiie siècle, le genre de la saga voit progressivement le jour. *À l'imitation des écrits en latin que diffuse l'Église, les Islandais relatent sous forme de récits brefs ou  aettir (singulier  áttr, le Moyen Âge français les eût appelés « dits ») les souvenirs de leur passé proche ou lointain ;… Lire la suite
STERNE LAURENCE (1713-1768)

Écrit par :  Henri FLUCHÈRE

Dans le chapitre "« Tristram Shandy »"  : …  avaient imposé au roman anglais forme, thèmes, structure et personnages. On savait conduire un *récit, nouer une intrigue, régler les rapports des personnages entre eux, donner à la fiction couleur de réalité, et, au sein d'un univers romanesque bien ordonné, établir quelques solides principes devant régler la conduite des hommes. Voici que Lire la suite
STYLISTIQUE

Écrit par :  Georges MOLINIÉ

Dans le chapitre "Stylistique et linguistique"  : …  Greimas en sémantique, on a interprété la structure profonde, abstraite, des modèles essentiels de *récits, avec leur cortège d'actants et leurs algorithmes de transformations. On a scruté les modèles fondamentaux de la structure de la signification, comme avec l'organisation possible, variablement rentable, dite du carré sémiotique (pour… Lire la suite
TEMPS ET RÉCIT, livre de Paul Ricœur

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Histoire et fiction"  : …  du roman, par exemple, mais d'un niveau de référentialité plus profond, commun aux deux formes de *récit, historiographique ou romanesque : le rapport au temps. La thèse majeure est en effet que « le temps devient temps humain [temporalité] dans la mesure où il est articulé sur un mode narratif, et que le récit atteint sa signification plénière… Lire la suite
THÈME, poétique

Écrit par :  Véronique KLAUBER

… *Le thème est la colonne vertébrale, idéologique ou événementielle, de l'œuvre littéraire et assure la cohérence de celle-ci. Annoncé par l'auteur ou décelé par les critiques, le thème est une constante autour de laquelle gravitent les interprétations de l'œuvre particulière. En revanche, il donne lieu à des variations infinies si l'on considère l'… Lire la suite
VAN GENNEP ARNOLD (1873-1957)

Écrit par :  Nicole BELMONT

Dans le chapitre "La notion décisive de « rite de passage »"  : …  La première de ces lois est le principe de localisation et délocalisation : un thème sera, dans un *récit, localisé et, dans un autre, non localisé. De la même manière, les protagonistes du récit sont ou bien personnalisés, individualisés, ou ne le sont pas. La loi de temporation/détemporation concerne la présence ou l'absence d'indications spatio-… Lire la suite

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Fonctions de Propp Oliver Twist, de David Lean L'Éducation de Marie de Médicis, Rubens

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