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Écrit par : Paul AKAMATSU
Homme d'État japonais, fondateur d'une dynastie de shōgun. Issu d'une famille de gouverneurs de provinces sous Kamakura, Ashikaga Takauji était descendant d'un fidèle vassal de Minamoto no Yoritomo ; il était lui-même shugo de la province de Kazusa. En 1331, il fut envoyé par le bakufu (quartier général du commandement s ... Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline PIGEOT
Huitième shōgun du bakufu (gouvernement) de Muromachi. Petit-fils d'Ashikaga Yoshimitsu, shōgun dès 1443, Ashikaga Yoshimasa cesse bientôt de s'intéresser au gouvernement. La dégradation de l'administration shōgunale, que vient aggraver une série de catastrophes naturelles, les intrigues d'une épouse ambitieuse (Hino Tomiko) et d ... Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline PIGEOT
Troisième shōgun du bakufu (gouvernement) de Muromachi. Petit-fils d'Ashikaga Takauji, Yoshimitsu avait neuf ans quand il perdit son père Yoshiakira et lui succéda dans les fonctions de shōgun. Il réduisit les grands seigneurs (shugo) toujours prêts à la révolte : Doki Yoriyasu (1379), Yamana Ujikiyo (1391), Oou ... Lire la suiteÉcrit par : Michel François VIÉ
De la fin du xive siècle au début de l'ère Meiji (1871), le Japon fut morcelé en dominations territoriales, fondées sur la force militaire et ayant à leur tête des dynastes provinciaux, les daimyō. Ce terme, en usage dès la fin de l'époque de Heian, n'exprimait à l'origine qu'une appréciation de la richesse d'un exploi ... Lire la suiteÉcrit par : François MACÉ
L'arrivée officielle du bouddhisme au Japon aurait eu lieu en 552, selon le Nihon shoki, première histoire officielle du Japon. Une autre source, le Gankōji engi, donne la date de 538. Cette arrivée correspondrait à l'envoi, par le roi Syöng-Myöng du royaume coréen de Paekche, d'une statue du Bouddha et de sutras, à l'empereur du ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Il semble que Dōkyō ait appartenu à une famille de très petits fonctionnaires, peut-être descendants de Mononobe no Moriya. Né sans doute au début du viiie siècle, il se fait moine, mène une vie d'ascète mais étudie aussi les doctrines de la secte Hossō. Sa réputation lui vaut d'être appelé auprès de Kōken-tennō, l'impératrice ... Lire la suiteÉcrit par : François MACÉ
Le moine bouddhiste Dōgen avait fait le voyage en Chine (1223-1227) où il connut l'éveil et reçut la transmission de l'école zen Sōtō. À son retour au Japon, il enseigna d'abord seize ans dans la capitale, Kyōto. Pour des raisons non entièrement élucidées, dont probablement l'hostilité d'une partie du clergé bouddhique, il décida de s'installer da ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
C'est à sa naissance — et au hasard — que Michinaga doit d'arriver au premier rang et de présider à l'apogée de la civilisation du Japon antique. Il est en effet le fils du grand chancelier Kaneie, et ses deux frères aînés, Michitaka et Michikane, qui avaient succédé à leur père, sont morts prématurément. L'empereur, sur le conseil de sa mère, sœu ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Chef de la maison Fujiwara à la suite de son oncle Yoshifusa qui l'adopte comme héritier. Créant un précédent, Fujiwara no Mototsune dote sa famille, qui possédait déjà le privilège de fournir les mères des princes héritiers et les régents pendant la minorité des empereurs, de celui de revêtir la charge de grand chancelier (kampaku) qu'il ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Deuxième fils de Fuyutsugu de la branche dite du Nord de la maison Fujiwara, Yoshifusa pose les bases qui font la fortune de ses descendants : premier de sa famille, depuis le transfert de la capitale de Nara à Kyōto, à être revêtu de la charge de ministre des Affaires suprêmes de son vivant (857), premier à porter le titre de régent (sesshō ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
En 794, l'empereur Kammu (781-806) transfère la capitale de son empire à Heian-kyo (actuelle Kyōto) pour échapper à l'emprise croissante des temples bouddhiques de Nara. Dans un premier temps, les influences chinoises qui dominaient l'époque antérieure, dite de Nara (710-794), continuent d'être fortes : elles se traduisent en particulier par le pl ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Sa famille, installée au lieu-dit Hōjō dans la province japonaise d'Izu, aurait appartenu au clan Taira ; c'est pourquoi Tokimasa reçoit en 1159 la mission de garder Minamoto no Yoritomo exilé dans l'Est. Cependant, quand ce dernier prend la tête de la révolte contre les Taira, il le seconde, lui donne sa fille en mariage et participe à l'organisa ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Huitième gouverneur (shikken) de la maison Hōjō qui avait assumé la responsabilité héréditaire de diriger le gouvernement militaire de Kamakura. En 1264, Tokimune est nommé second et héritier présomptif du gouverneur en titre. En 1265, il renvoie à Kyōto le prince impérial qui avait été adopté dans la maison Minamoto et désigné comme ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
En 1192, Yoritomo, le chef du clan des Minamoto fondé au ixe siècle par un prince de sang impérial, reçoit le titre de sei-i-tai-shogun, « grand commandant militaire pour la soumission des barbares ». Cette promotion inaugure le shogunat, système dans lequel l'empereur n'a plus qu'une autorité symbolique, l'aristocrati ... Lire la suiteÉcrit par : Paul AKAMATSU, Vadime ELISSEEFF, Valérie NIQUET
Dans le chapitre Les débuts de la période historique (VIe-VIIIe s.)On appelle communément époque Asuka la période qui s'étend du milieu du vie siècle à la seconde moitié du viie, et époque Hakuhō les quarante ans qui précèdent l'installation de l'empereur à Nara (710). Le gouvernement central, peu à peu averti des structures politiques plus évoluées du continent, s'efforça ... Lire la suite
Dans le chapitre L'époque de Heian (794-1192)Empereur énergique, Kammu (781-806) allait tenter de remettre de l'ordre dans l'Empire, tout d'abord en s'éloignant de Nara où l'emprise du bouddhisme était pour lui très contraignante. En vue de tenir tête aux communautés de Nara, il soutint deux sectes qui connaissaient alors une grande popularité en Chine, le Tiantai (en japonais Tendai) et le ... Lire la suite
Dans le chapitre L'époque de Kamakura (1192-1333)Cependant une nouvelle société allait naître, coulée au moule plus rude des chefs militaires portés en avant par la victoire des Minamoto en 1185. Minamoto no Yoritomo, devenu chef de clans après de multiples guerres contre ses parents, s'était installé à Kamakura dans des fiefs relativement éloignés de la cour et dont l'empereur lui avait donné l ... Lire la suite
Dans le chapitre La période Ashikaga (1333-1568)Mal connue, parfois décriée, la période Ashikaga s'étend sur deux siècles de troubles : piraterie dans la mer du Japon, querelles dynastiques, guerre féodales pour finir. Les nouveaux shōgun installèrent à Kyōto une cour princière, où ils apprirent la douceur des mœurs nobles de la capitale impériale. Cependant, les shōgun Ashika ... Lire la suite
Écrit par : Francine HÉRAIL
Né d'un petit-fils de Tenji-tennō, celui qui devait devenir Kammu-tennō commence sa vie fort éloigné du trône, mais l'épuisement de la descendance de Temmu-tennō permet à son père de devenir empereur en 770 avec l'aide des Fujiwara. Nommé prince héritier en 773, il succède à son père en 781. Son règne est marqué par des événements importants, mais ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Au Japon, la fonction d'empereur ne comporte pas de responsabilité directe, de possibilité de diriger les affaires et d'imposer une opinion personnelle : l'empereur est celui que les bureaux mettent au courant, à qui ses conseillers présentent des décisions. Rivalités et conflits agitent ces conseillers : la politique de la maison Fujiwara au ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Dernière impératrice à régner sur le Japon jusqu'au xviie siècle, Kōken-tennō occupa le trône à deux reprises (749-758 et 764-770). Un certain nombre de femmes avaient gouverné avant elle, mais le pouvoir auquel accéda le moine bouddhiste Dōkyō sous son second règne amena les ministres à écarter par la suite toute femme de la s ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Le nom de Minamoto a été donné au Japon à des familles issues de princes impériaux réduits à l'état de simples sujets ; la branche de Yoritomo a, depuis la fin du xe siècle, occupé des charges militaires et provinciales et essaimé dans les provinces, notamment du Nord et de l'Est. En 1159, Yoshimoto, père de Yoritomo, est écras ... Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline PIGEOT
Tirant son nom du quartier de Kyōto où Ashikaga Takauji établit en 1336 le siège du gouvernement (bakufu), l'époque Muromachi ne connut guère de stabilité politique et fut déchirée par des guerres intestines. Toutefois, bien que la longue période de paix que surent imposer par la suite les shōgun Tokugawa contraste nettement avec ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
En 710, le gouvernement impérial du Japon prend la décision de se fixer à Heijo-kyo (actuelle Nara). Jusque-là, l'empire n'avait pas de capitale fixe. Le plan en damier de la ville s'inspire de celui de Chang'an, capitale chinoise de la dynastie des Tang. La période qui s'ouvre alors au Japon se caractérise par une forte influence chinoise dans le ... Lire la suiteÉcrit par : François MACÉ
Selon sa Préface, le Kojiki (Récit des temps anciens) fut offert en 712 à l'impératrice Gemmyō (661-721). Il rapporte les événements fondateurs du Japon et de sa dynastie depuis le temps des dieux dans un récit continu fortement marqué par la pensée mythique. Rédigé en parallèle avec le Nihon shoki (achevé en 720), il ne fera l'o ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Au Japon, domaine jouissant d'une exemption fiscale, totale ou partielle. Dès le ixe siècle, temples et grands ne cessent de solliciter des exemptions auprès du ministère des Affaires suprêmes, notamment pour les terres qu'ils font défricher et qui, selon la loi, ne font pas partie des rizières sujettes à redistribution périodi ... Lire la suiteÉcrit par : Paul AKAMATSU
Abréviation du nom d'une ancienne fonction impériale du Japon, qui devait se dire, en entier, seiitaishōgun, « grand commandant militaire pour la soumission des barbares ». La fonction de shōgun fut créée à titre temporaire, sans doute pour la première fois en 794, en vue de la conquête des territoires du nord de Honshū, dont les ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Empereur du Japon (724-749), né en 699 à Yamato, près de Nara, mort le 21 juin 756 à Nara. Obito monte sur le trône sous le nom de règne de Shōmu-tennō En 729, son épouse, membre de la puissante famille Fujiwara, est déclarée impératrice, faisant voler en éclat l'ancienne règle voulant que toutes les impératrices consorts soient des princesses de ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Fils de l'empereur Yōmei, Shōtoku-taishi naît en un temps où la cour de Yamato, qui a fait reconnaître sa suprématie sur le pays qui devait prendre le nom de Nihon (« [pays] d'où vient le soleil »), est agitée par les querelles des grandes familles. En 587, quand les Soga éliminent les Mononobe et les Nakatomi qui se sont posés, dit-on, en adversa ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Homme politique et lettré japonais, appartenant à une famille de fonctionnaires lettrés de rang moyen. Dans sa jeunesse, Michizane passe brillamment tous les examens officiels et obtient dès 877 le poste de docteur ès lettres. En cette qualité, il commente les classiques chinois devant l'empereur Uda qui lui accorde sa faveur, sans doute pour fair ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
La cour de Yamato, durant des siècles obscurs, a fait l'unité du Japon, c'est-à-dire que les puissantes familles locales ont reconnu la supériorité des souverains installés dans le bassin de Nara et ses environs, ancêtres de la maison impériale. La revendication d'une origine divine, l'ordre de la grande déesse Amaterasu, l'utilisation d'un person ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Appartenant à une famille dont certains membres sont restés à la cour, investis de charges militaires ou de gouvernements provinciaux, tandis que d'autres se sont installés dans les provinces, souvent en qualité d'officiers domaniaux de statut guerrier, Taira no Kiyomori succède en 1153 à son père. Celui-ci avait rendu des services aux empereurs r ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Le prince Nakanoōe (futur empereur Tenji, ou Tenchi), fils de l'empereur Jomei (règne 629-641) et d'une princesse impériale qui a régné à la suite de son époux sous le nom de Kōgyoku-tennō (règne 642-645), est, avec Nakatomi no Kamatari, l'ancêtre de la maison Fujiwara, l'auteur du coup d'État qui aboutit à l'élimination des Soga, accusés à mots c ... Lire la suiteÉcrit par : François MACÉ
Depuis l'introduction du bouddhisme au vie siècle, les Japonais ne cessèrent d'accueillir des moines du continent, mais aussi de se rendre en Chine. Profitant d'une ambassade en 804, deux moines partirent pour étudier dans la Chine des Tang. Saichō (767-822) séjourna au mont Tiantai où il reçut la transmission de l'enseignement ... Lire la suite
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