Il semble que Dōkyō ait appartenu à une famille de très petits fonctionnaires, peut-être descendants de Mononobe no Moriya. Né sans doute au début du viiie siècle, il se fait moine, mène une vie d'ascète mais étudie aussi les doctrines de la secte Hossō. Sa réputation lui vaut d'être appelé auprès de Kōken-tennō, l'impératrice qui vient d'abdiquer. Il la soigne par des incantations et s'attire sa faveur. Les intrigues des Fujiwara qui manœuvrent le successeur de Kōken-tennō forcent cette dernière à revenir sur le trône en 764. Dōkyō, malgré son titre de maître en méditation, devient ministre et prend en 766 le titre, créé pour lui, de prince de la loi (bouddhique). Son administration se caractérise par des mesures inspirées par la religion, comme la suppression du bureau des faucons, donc de la chasse, et la remise en état des temples provinciaux, ainsi que par des mesures dirigées contre la haute aristocratie, comme les restrictions apportées aux défrichements. À la suite d'une révélation du dieu d'Usa, Dōkyō aurait formé le dessein de se faire céder le trône par l'impératrice, mais le dieu, consulté sur ordre de la cour par un fonctionnaire, aurait blâmé ce […]
