L'arrivée officielle du bouddhisme au Japon aurait eu lieu en 552, selon le Nihon shoki, première histoire officielle du Japon. Une autre source, le Gankōji engi, donne la date de 538. Cette arrivée correspondrait à l'envoi, par le roi Syöng-Myöng du royaume coréen de Paekche, d'une statue du Bouddha et de sutras, à l'empereur du Japon, Kinmei. Le bouddhisme est alors avant tout considéré comme un moyen de protéger le souverain et de renforcer son autorité. Il faisait partie des éléments indispensables au statut de pays civilisé selon les critères chinois. Mais, avant même ces dates, on trouvait des bouddhistes parmi les nombreux immigrés coréens présents au Japon. Ce sont eux qui fourniront les premiers cadres. Le Nihon shoki se fait l'écho de conflits entre clans prenant prétexte de la réception du bouddhisme. Une alliance de princes – dont la première grande figure du bouddhisme japonais, le prince Shōtoku (574-622) – avec le clan Soga, protecteur du bouddhisme, scelle définitivement en 587 (bataille de Shigisan) l'avenir du bouddhisme au Japon. Celui-ci ne sera jamais persécuté avant la restauration de Meiji en 1868, qui s'appuie tentera d'imposer le shintō comme religion d'État.
Photographie
Temple Horyu-ji Nio du temple Horyu-ji fondé par le prince Shotoku en 607. Ces rois-gardiens placés à l'entrée des temples bouddhistes sont la représentation dédoublée, bouche fermée et bouche ouverte, de Kongo Rikishi: le boddhisattva Vajrapâni, qui porte la foudre, comme l'ancien dieu indien Indra. Sculpture en terre cuite, 711, temple Horyu-ji, Ikaruga, près de Nara, Japon.…
Crédits: Werner Forman / AKG Consulter
François MACÉ
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