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8-28 mai 1992

Azerbaïdjan. Victoire arménienne dans le Haut-Karabakh et gouvernement d'union nationale à Bakou

Le 8, à Téhéran, les présidents arménien et azerbaïdjanais signent un accord en vue de mettre fin au conflit du Haut-Karabakh, région azérie peuplée d'Arméniens ; le cessez-le-feu n'est pas respecté.

Le 9, les forces arméniennes s'emparent de Choucha, dernière ville du Haut-Karabakh contrôlée par les Azéris. Le bilan de quatre ans d'affrontements dans la région s'élève à plus de mille cinq cents morts.

Le 14, le Parlement de Bakou rétablit dans ses fonctions l'ancien président Ayaz Moutalibov, contraint de démissionner le 6 mars. Celui-ci décrète aussitôt l'état d'urgence, suspend les partis politiques et annule l'élection présidentielle prévue pour le 7 juin.

Le 15, toutefois, le Front populaire, principal mouvement d'opposition, s'empare du pouvoir. Ayaz Moutalibov est destitué.

Le 18, le Parlement élit son président, Issa Gambarov, dirigeant du Front populaire, qui devient donc président de la République par intérim. Le même jour, le Conseil national désigne un gouvernement d'union nationale que dirige l'ancien Premier ministre Raguim Gousseinov. Des mesures d'exception seront adoptées le 28.

Le 18 également, les forces arméniennes ouvrent un corridor entre l'Arménie et le Haut-Karabakh. Le même jour, le Nakhitchevan, région azérie enclavée en Arménie, qui avait déjà subi des attaques arméniennes au début du mois, est violemment bombardé.

Le 19, la Turquie et l'Iran mettent l'Arménie en garde contre la poursuite de ses attaques contre l'Azerbaïdjan. De son côté, la Russie indique qu'elle soutiendrait l'Arménie en cas d'intervention turque.

— Universalis

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