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7-25 octobre 2023

France. Réactions à l’attaque d’Israël par le Hamas

Le 7, l’ensemble des forces politiques condamnent l’attaque d’Israël par le Hamas, à l’exception de La France insoumise (LFI) qui se refuse à qualifier le mouvement islamiste de « terroriste » et évoque « l’offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas » dans « un contexte d’intensification de la politique d’occupation israélienne ». Certains membres de LFI tels François Ruffin ou Alexis Corbière condamnent toutefois l’attaque du Hamas.

Le 9 se déroule à Paris une manifestation de soutien à Israël, alors que s’étend la crainte d’une importation du conflit en France.

Le 12, dans une allocution télévisée, le président Emmanuel Macron appelle le pays à « rester uni ». Il assure le peuple israélien de sa compassion face à la « barbarie » du Hamas qu’il qualifie de « mouvement terroriste ». Il reconnaît à Israël « le droit de se défendre », mais dans le respect des « règles de la guerre » et « en préservant les populations civiles ». Le chef de l’État s’engage à « ne laisser prospérer […] aucun acte antisémite » dans le pays, annonçant le renforcement de la sécurité autour des écoles et des lieux de culte juifs. Ce même jour débute le rapatriement des Français résidant en Israël.

Le 17, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier Faure annonce un « moratoire » sur la participation de sa formation à l’intergroupe de la NUPES, en raison du refus de Jean-Luc Mélenchon, fondateur de LFI, de qualifier le Hamas de « terroriste ».

Le 19, le tribunal administratif de Paris suspend l’interdiction préfectorale d’une manifestation propalestinienne qui se déroule dans le même temps dans la capitale.

Le 24, Emmanuel Macron, en visite en Israël où il s’entretient avec Benyamin Nétanyahou, propose d’étendre à la lutte contre le Hamas la mission de la coalition internationale mise en place en 2014 pour combattre l’organisation État islamique (EI) en Syrie et en Irak. Le même jour, il rencontre le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah.

Le 25, le chef de l’État se rend en Jordanie et en Égypte où il se déclare opposé à une « invasion terrestre massive » de la bande de Gaza par Tsahal, sans toutefois appeler à un cessez-le-feu.

— Universalis

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