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12-19 septembre 1997

Chine. Annonce de la libéralisation des entreprises d'État à l'occasion du XVe congrès du parti

Le 12, dans son discours d'ouverture du XVe congrès du Parti communiste, son secrétaire général Jiang Zemin, également chef de l'État et des armées, annonce l'ouverture au privé du capital des entreprises publiques – la notion de « privatisation » est rejetée au profit de celles d'« ajustements stratégiques » et de « diversification de propriété ». Ce secteur avait jusque-là été épargné par la libéralisation de l'économie engagée par Deng Xiaoping. Un précédent projet dans ce sens, élaboré en octobre 1993, avait été rapidement abandonné. La politique de réformes se trouve ainsi spectaculairement relancée, ce dont le Fonds monétaire international et la Banque mondiale félicitent Pékin. Jiang Zemin annonce également de timides réformes politiques qui doivent favoriser l'établissement d'un État de droit dans le pays par le biais, notamment, d'une « démocratisation aux niveaux de base ».

Le 16, toutefois, le ministère de la Justice exclut toute révision de la position officielle sur la répression du « printemps de Pékin », en juin 1989.

Le 18, le congrès s'achève avec l'annonce de la nouvelle direction du parti. Jiang Zemin conforte sa position au détriment de son principal rival, Qiao Shi, président de l'Assemblée nationale populaire. L'ancien numéro trois du régime, favorable au renforcement du pouvoir législatif, quitte le comité central du parti.

Le 19, le premier plénum du comité central élit les membres du comité permanent du bureau politique. Plus aucun militaire n'y figure. Le vice-Premier ministre chargé de l'Économie, Zhu Rongji, y apparaît en bonne place.

— Universalis

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