VOL DE CLÉMENT ADER

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Dans le parc du château d'Armainvilliers (Seine-et-Marne), à l'est de Paris, le Français Clément Ader (1841-1925) parvient, le 9 octobre 1890, à faire décoller par la seule puissance de son moteur une étrange machine volante, sorte de grosse chauve-souris mécanique à vapeur, baptisée Éole.

L'Avion III de Clément Ader

L'Avion III de Clément Ader

photographie

L'Avion III de Clément Ader (1841-1925), propulsé par deux moteurs à vapeur, avec lequel il essaya en 1897 de rallier Satory (près de Versailles) à Vincennes. Il n'effectua qu'un glissement sur 300 mètres. Cet échec mit fin aux entreprises d'Ader. L'avion fut offert au Conservatoire des arts... 

Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

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Un doute s'établit sur la réalité de ce premier vol d'un plus lourd que l'air, car aucun officiel assermenté n'y avait assisté. De même, les attestations fournies par plusieurs spectateurs alors présents ne furent pas prises en considération en raison des liens qui unissaient ceux-ci au « père de l'aviation ». Toutefois, il semble acquis que l'Éole parcourut une cinquantaine de mètres en rasant la pelouse du parc.

Par la suite, le constructeur allait récidiver, en particulier le jeudi 14 octobre 1897 : en présence de la commission de l'armée, devant laquelle il souhaitait s'envoler de Satory pour atterrir à Vincennes, il se souleva sur environ 300 mètres aux commandes de l'Avion III.

Il revient aussi à Clément Ader d'avoir donné à son appareil un nom salué par Guillaume Apollinaire et dont s'est emparé le vocabulaire : l'avion, formé par le mot latin avis qui signifie oiseau.

—  Bernard MARCK

Écrit par :

  • : historien de l'aviation, membre de l'Académie de l'air et de l'espace

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Pour citer l’article

Bernard MARCK, « VOL DE CLÉMENT ADER », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/vol-de-clement-ader/