SYMPHONIE PATHÉTIQUE (P. I. Tchaïkovski)

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À une époque où la musique russe cherche à affirmer son identité, Piotr Ilitch Tchaïkovski réalise une synthèse entre l'héritage traditionnel de son pays et les influences occidentales, notamment italiennes et françaises, qu'il a assimilées au cours de ses voyages. Pendant quatorze ans, de 1876 à 1890, il compose en toute liberté grâce au soutien financier d'une riche veuve, Nadejda von Meck, qu'il ne rencontrera jamais. Mais l'immense popularité de son Premier Concerto pour piano (1875), de son Concerto pour violon (1881), de ses ballets et de ses opéras ne compensera jamais une sensibilité exacerbée et un équilibre psychique précaire. Toute sa vie, Tchaïkovski a lutté contre le fatum, menant contre son destin un combat qu'il retrace dans ses trois dernières symphonies. La Sixième Symphonie, « Pathétique », a une allure de testament avec son mouvement lent final – adagio lamentoso – en forme d'adieu déchirant. Une dizaine de jours après sa création, à Saint-Pétersbourg, le 16 (ancien style)/28 octobre (nouveau style) 1893, Tchaïkovski disparaissait, victime du choléra selon certains, contraint au suicide à cause de ses relations homosexuelles avec un membre de la famille impériale selon d'autres.

Piotr Ilitch Tchaïkovski

Piotr Ilitch Tchaïkovski

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Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) assimile les acquis de la musique occidentale, qu'il met au service d'une expression authentiquement russe. 

Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

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—  Alain PÂRIS

Écrit par :

  • : chef d'orchestre, musicologue, producteur à Radio-France

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Pour citer l’article

Alain PÂRIS, « SYMPHONIE PATHÉTIQUE (P. I. Tchaïkovski) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/symphonie-pathetique/