Prélude n° 12, CHOPIN (Frédéric)

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Auteur

Pianiste virtuose précoce, Chopin découvre Bach et Mozart grâce à un de ses premiers maîtres, Vojtech Zwyny. Ses premières compositions, imprégnées du folklore de sa Pologne natale, datent de son adolescence. En 1830, il quitte sa patrie, une semaine avant l'insurrection de Varsovie. À Paris, il est immédiatement reconnu pour ses talents de compositeur et de pianiste. Désormais célèbre, il compose avec passion, se partageant entre les concerts et les leçons. En 1836, il rencontre George Sand, avec qui il va vivre une liaison tumultueuse. La fin de sa vie est marquée par sa lutte contre la tuberculose, qui l'emportera.

Genre - Prélude instrumental

Le prélude désigne une œuvre destinée à un ensemble ou à un instrument soliste et servant à introduire une autre pièce. Les premiers préludes notés datent du début du XVe siècle. Après une éclipse durant l'âge classique, le prélude est redécouvert au début du XIXe siècle, principalement par Hummel et par Chopin, qui en font un genre pianistique autonome. Le prélude devient une pièce indépendante, généralement brève, de conception libre, se rapprochant de l'improvisation et le plus souvent d'ordre poétique. Chopin notamment en fera le reflet de sa pensée intime, lui confiera ses états d'âme.

Forme

Les 24 préludes de l'opus 28 de Chopin (1836-1839) illustrent les 24 tonalités majeures et mineures, évoquant les 24 préludes et fugues du Clavier bien tempéré de Bach, que le compositeur polonais admirait ; mais les tonalités sont classées de telle sorte que chaque ton majeur - ut, sol, , la, mi, si, fa... - est suivi de son relatif mineur - la, mi, si, fa dièse, ut, sol, mi... -, alors que les 48 pièces de Bach confrontent les tonalités par succession chromatique (ut majeur, ut mineur, ut dièse majeur, ut dièse mineur, majeur, mineur...).

Esthétique

Le rubato, moyen expressif fondé sur l'usage d'accélérations et de ralentis - non notés sur la partition - et qui donne au mot interprétation sa pleine signification, est l'essence même de la musique de Chopin. Il lui permet d'exprimer cette indéfinissable mélancolie que ses compatriotes nomment du terme intraduisible de zal, et qui est celle de son être profond.

Langage

Le Prélude no 12 en sol dièse mineur est à trois temps, rapide (presto), et d'une grande virtuosité technique. Il est parcouru par un rythme obstiné de croches et se caractérise par ses crescendos (augmentations progressives de l'intensité sonore).

—  Alain FÉRON

Écrit par :

  • : compositeur, critique, musicologue, producteur de radio

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Pour citer l’article

Alain FÉRON, « Prélude n° 12, CHOPIN (Frédéric) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/prelude-n-12-chopin-frederic/