PODOCARPALES

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Phyllocladus

Phyllocladus
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Structure du cône et ontogenèse

Structure du cône et ontogenèse
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Les organes reproducteurs

Les Podocarpacées sont décrites habituellement comme dioïques, mais aucun relevé précis ne semble avoir été fait pour chaque espèce.

L'appareil mâle se présente sous forme d'un chaton ; chaque écaille (sporophylle) insérée sur un axe porte deux sacs polliniques. Les grains de pollen présentent deux particularités intéressantes : ils sont munis de ballonnets formés par des décollements de l'exine (caractère commun avec beaucoup de Pinales) et ils comportent, en plus des noyaux migrant dans le tube pollinique (noyau du tube et noyau générateur de gamètes), plusieurs noyaux prothalliens (caractère commun avec les Araucariacées).

L'appareil femelle est caractéristique de l'ordre. Au moment de la pollinisation, l'ovule unique a un aspect semblable à un ovule d'if. Au cours de sa croissance, cet ovule s'est renversé sur lui-même ; le micropyle se trouve ramené près du point d'insertion de l'appareil femelle ; on peut donc parler, à maturité, d'ovule anatrope. En même temps, il s'est recouvert d'une deuxième enveloppe qui a reçu le nom d'épimatium. Parallèlement à ces transformations, il se développe un pédoncule plus ou moins charnu qui porte l'appareil femelle : c'est le pied.

Structure du cône et ontogenèse

Structure du cône et ontogenèse

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Interprétation de la structure du cône et résumé de son ontogenèse. L'épimatium résulte de la concrescence entre les préfeuilles et l'axe A2 ; le pied se constitue par concrescence de l'axe A1 avec les feuilles F3 et F4 dont l'une, F3, est la bractée de l'axe A2 (d'après C.... 

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L'interprétation de cet appareil reproducteur, surtout de l'épimatium apparemment aberrant au sein des Gymnospermes, fut difficile du fait de la concrescence de toutes les pièces entre elles à maturité. Deux explications furent fournies :

– selon R. Pilger, l'épimatium représente la bractée axillant l'ovule et entoure ce dernier à maturité ; l'appareil femelle est une fleur, l'épimatium a valeur de feuille carpellaire (dispositif menant à l'angiospermie) ;

– selon O. Hagerup, l'épimatium correspond à la concrescence entre un axe secondaire A2 et ses préfeuilles, l'ovule avec son tégument étant une des productions de cet axe A2 ; l'ensemble de l'appareil femelle est donc une inflorescence ou cône et l'épimatium est l'équivalent de l'écaille ovulifère des Pinales.

Cette seconde interprétation a été confirmée par C. Lemoine-Sébastian qui a suivi l'ontogenèse de l'ovule et mis en é [...]

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Pour citer l’article

Michel GIANORDOLI, Évelyne HODCENT, « PODOCARPALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/podocarpales/