PETITES SCÈNES CAPITALES (S. Germain)Fiche de lecture

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Un « bestiaire sonore »

Des motifs reviennent, qui tissent un fil en nous, comme ce chant des oiseaux que l’on entend de scène en scène. Au début du roman, Lili vit avec son père près d’une ménagerie. Sa vie est un « bestiaire sonore » agrémenté par la volière sur quoi donne la fenêtre de sa chambre. La mer qu’elle voit dans son enfance est toute dans « l’âpre ostinato » des mouettes et goélands. Cette attention aux sonorités n’est pas anecdotique : le roman peut se lire comme une suite de poèmes en prose, dans lesquels la narratrice joue avec ses poètes favoris, reprenant « Les fenêtres » de Baudelaire, le sonnet « Voyelles » de Rimbaud, ou des chansons de Barbara, dont Lili porte aussi le prénom. Lili-Barbara creuse, cherche, trouve la flamme et accède à la lumière, apaisement et recommencement.

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Pour citer l’article

Norbert CZARNY, « PETITES SCÈNES CAPITALES (S. Germain) - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/petites-scenes-capitales/