PETITES SCÈNES CAPITALES (S. Germain)Fiche de lecture

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Des forêts et rivières aux rues et murs des villes, l’espace de Sylvie Germain est à lier avec le Temps qui le rythme. Paris est longtemps au cœur de Petites Scènes capitales (Albin Michel, 2013), ce qu’on y entend et voit, d’abord le chant des oiseaux plus que la rumeur urbaine, délimite un cadre. Entre le personnage principal, une enfant que l’on verra grandir, dans la ville et ailleurs. Et puis les contrastes ou antithèses disent la transformation de toute chose, comme dans ce : «… et le vide en lumière », qui constitue les derniers mots du roman de Sylvie Germain. La formule pourrait parfaitement résumer le trajet de Lili, l’héroïne, en une cinquantaine d’années. Petite, elle interrogeait Nati, sa grand-mère, à partir d’une photo, ouvrant sur un « qui c’est là ? » qui la taraudera longtemps. Elle sait mieux qui elle est.

Lili est une enfant qui a d’abord été élevée par son seul père, Gabriel. De lui, on apprendra peu de choses sinon qu’il a perdu sa première épouse peu après la Seconde Guerre mondiale, après qu’il a été interné et maltraité dans un camp de prisonniers dont il avait cherché à s’évader. La mère de Lili aurait disparu en mer, peut-être noyée. Lili souffre de cette absence et elle a bien souvent la tentation d’en finir, se penchant, encore enfant, sur le vide d’une rivière. Avant de sentir que l’existence peut être un plein, rempli d’étoiles.

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Pour citer l’article

Norbert CZARNY, « PETITES SCÈNES CAPITALES (S. Germain) - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 31 juillet 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/petites-scenes-capitales/