DUNBAR PAUL LAURENCE (1872-1906)

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Écrivain américain né le 27 juin 1872 à Dayton (Ohio), mort le 9 février 1906 dans la même ville, Paul Laurence Dunbar est le premier auteur noir américain à essayer de vivre de sa plume et l'un des premiers à atteindre une renommée nationale. Il est avant tout connu pour sa poésie et ses nouvelles écrites en dialecte noir.

Les parents de Dunbar sont tous deux d'anciens esclaves. Son père s'échappe au Canada avant de revenir aux États-Unis pour prendre part à la guerre de Sécession. Le jeune Dunbar est le seul élève noir au lycée de Dayton, où il est le rédacteur populaire du journal de l'école. Il publie à compte d'auteur son premier recueil de poésie, Oak and Ivy (1893), en travaillant comme liftier et en vendant des exemplaires à ses passagers pour payer les frais d'impression. Son deuxième recueil, Majors and Minors (1895), est remarqué par le romancier et critique William Dean Howells. Ce dernier rédige l'introduction de Lyrics of Lowly Life (1896), qui réunit les meilleurs poèmes des deux premiers recueils.

Les poèmes de Dunbar suscitent l'engouement. Dunbar fait des lectures publiques aux États-Unis et en Angleterre. À son retour, il obtient un poste à la bibliothèque du Congrès à Washington (1897-1898). Il se tourne aussi vers la prose et publie quatre recueils de nouvelles et quatre romans avant sa mort prématurée. Dunbar, qui s'adresse essentiellement à un lectorat blanc, reprend la tradition de la plantation aussi bien dans ses nouvelles que dans ses poèmes, donnant le plus souvent une image idyllique du Sud esclavagiste d'avant la guerre. Il ne laisse transparaître des préoccupations raciales que dans quelques-unes de ses dernières nouvelles.

Les personnages de ses trois premiers romans – dont The Uncalled (1898), où il évoque ses propres problèmes spirituels – sont tous blancs. Dans The Sport of the Gods (1902), son dernier roman et sans doute le meilleur, il fait le portrait d'une famille noire déracinée dans le Nord urbain.

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ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - La littérature

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Dans le chapitre « Des voix »  : […] de la plantation mais, parce qu'il a la parole, sa voix est en soi une subversion des stéréotypes. Même ambiguïté chez le premier grand poète noir, Paul Laurence Dunbar et son recueil Lyrics of Lowly Life (Chansons de la vie des humbles, 1896) : dans une plantation de rêve, les Noirs paressent au soleil ou dansent sous la lune, mais en même […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-la-litterature/#i_10270

Pour citer l’article

« DUNBAR PAUL LAURENCE - (1872-1906) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-laurence-dunbar/