FOURMARIER PAUL (1877-1970)

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Professeur à l'université de Liège, Paul Fourmarier a laissé une œuvre dense et touffue.

Élu secrétaire général de la Société géologique de Belgique en 1908, il le restera vingt-cinq ans ; membre de la commission de la Carte géologique du royaume de Belgique, il collaborera activement au levé de plusieurs cartes des Ardennes ; il anime aussi, depuis sa création, la commission de géologie du ministère des Colonies ; il est, de plus, délégué permanent du gouvernement belge aux sessions des congrès géologiques internationaux. Ces activités très variées lui ouvrent de nombreux domaines géologiques, où son esprit éclectique se trouve fort à l'aise.

De 1901 à 1913, Fourmarier s'est surtout consacré à l'étude des bassins houillers de Belgique et a poussé ensuite ses investigations vers les Ardennes où l'étude de terrains métamorphiques lui fera amorcer des travaux sur la schistosité. En 1909, il publie, en collaboration avec M. Lohest, une synthèse de ses travaux de géologie régionale, Les Grandes Lignes de la géologie et de la tectonique des terrains primaires de la Belgique. Il amorce à la même époque quelques études géomorphologiques de la Belgique. En 1913, il part en mission au Congo belge. Ce voyage va orienter momentanément ses investigations géologiques vers des sujets nouveaux. Il rapportera de ces régions des cartes géologiques et des ouvrages descriptifs qui ont, aujourd'hui encore, une grande valeur scientifique ; mais le fait capital dans ce domaine de son œuvre réside dans la découverte de l'Afrique centrale et de ses problèmes, qu'il élargira aux grands traits de l'écorce terrestre. Après cette mission, Fourmarier reprend ses recherches sur les terrains primaires de la Belgique et concentre ses travaux sur l'étude du clivage schisteux ; puis, par une analyse structurale de plus en plus fine, il ira jusqu'à l'étude des déformations internes des roches. Il envisage la schistosité comme pouvant apporter une solution aux problèmes tectoniques posés par les chaînes de montagnes. Après 1923, il se penchera sur des problèmes généraux et variés : géomorphologie, hydrologie. Il publie les Éléments de géologie (1931), les Principes de la géologie (1932) et Vue d'ensemble de la géologie de la Belgique (1934), où il résume l'état des connaissances sur la constitution du sol belge. En même temps, ses travaux sur la schistosité se précisent, il les élargit aux Alpes et aux Rocheuses. Il publie une cinquantaine de notes et de mémoires montrant l'importance des structures mineures dans l'analyse des grandes structures, avec des exemples pris essentiellement en Europe. La géologie de la Belgique continue cependant toujours de retenir son attention et, en 1954, paraît le Prodrome d'une description de la Belgique, auquel il a grandement collaboré et qui lui est dédié.

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Myriam COHEN, « FOURMARIER PAUL - (1877-1970) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-fourmarier/