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NOUVEL AN CHINOIS

La fête du Nouvel An chinois, également appelée « fête du printemps », est célébrée non seulement en Chine mais aussi dans tous les pays de la diaspora chinoise. Elle est suivie en particulier au Vietnam, où elle prend le nom de fête du Têt. Les festivités commencent le premier jour de la première nouvelle lune du calendrier lunaire, déterminé par l’observatoire astronomique de la Montagne-Pourpre, près de Nankin. Elles se terminent quinze jours plus tard, avec la première pleine lune. Le calendrier chinois reposant sur les cycles lunaires, la date du Nouvel An varie donc légèrement d’année en année : elle peut ainsi tomber entre le 21 janvier et le 20 février.

Une dizaine de jours avant le début de la nouvelle année lunaire, il est de coutume de procéder à un grand nettoyage du foyer, afin de chasser le mauvais sort qui pourrait s’y incruster. Traditionnellement, la veille et le jour du Nouvel An sont réservés aux célébrations familiales, notamment aux cérémonies religieuses en mémoire des ancêtres. Le premier jour de l’année, les membres de la famille s’offrent des enveloppes rouges (hòngbao) renfermant de petites sommes d’argent. Les festivités s’accompagnent de multiples danses et feux d’artifice. Elles culminent lors de la fête des Lanternes, célébrée le dernier jour des fêtes du Nouvel An. Cette nuit-là, on accroche des lampions colorés aux maisons et un repas de réveillon réunit tous les membres de la famille, qui ont souvent effectué de longs déplacements pour l’événement. On consomme des plats traditionnels comme, dans le nord-est de la Chine, les jiáozi (raviolis en forme d’anciens lingots d’or évoquant la prospérité), la soupe de yuanxiao (soupe de boulettes de pâte de riz farcies et sucrées, qui symbolisent l’unité familiale), les fagao ou niángao (gâteaux de farine de riz portant bonheur) et, spécialité de l’Asie du Sud-Est, le yusheng (une salade de poisson cru et de légumes).

La fête du Nouvel An chinois existe depuis des siècles et puise ses origines dans les récits légendaires. L’un d’entre eux raconte comment Nian shóu, un démon féroce et hideux, dévorait les gens dans la nuit du premier jour de l’année. Ce monstre craignant la couleur rouge, le bruit et la lumière, il devint rituel, pour l’éloigner, de placarder aux murs et sur les portes des formules conjuratoires sur papier rouge, de laisser brûler toute la nuit des lanternes et d’allumer feux de Bengale et pétards.

— Universalis

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Écrit par

  • Universalis : services rédactionnels de l'Encyclopædia Universalis

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

  • CHINOISE CIVILISATION - Les arts

    • Écrit par Corinne DEBAINE-FRANCFORT, Daisy LION-GOLDSCHMIDT, Michel NURIDSANY, Madeleine PAUL-DAVID, Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, Pierre RYCKMANS, Alain THOTE
    • 54 368 mots
    • 37 médias
    Une forme particulière et populaire de l'estampe s'est développée de façon indépendante, sans relation avec le livre :les « images de Nouvel An » (nian hua) qui, dans l'usage traditionnel, étaient collées aux murs et sur les portes au moment du Nouvel An. Outre les esprits gardiens de la porte...

Voir aussi