MORI ARIMASA (1911-1976)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Dans les lettres du Japon contemporain, Mori Arimasa occupe une place singulière. Ses premiers écrits se présentent comme des études philosophiques, mais ses œuvres ultérieures sont de facture fort différente. Elle ont touché des centaines de milliers de lecteurs et n'auraient pas connu ce retentissement si n'y apparaissaient à l'évidence des qualités, une vigueur et un bonheur d'expression qui sont le propre d'un grand écrivain.

À l'université de Tōkyō, il entreprend d'étudier la littérature française à la veille d'un conflit qui allait bientôt s'étendre au monde. Il enseigne pendant la guerre et, en 1943, publie De Descartes à Pascal. Il entend ne pas dissocier l'examen des textes d'une réflexion sur les principes mêmes de la pensée. Dans les années suivantes paraissent La Méthode de Pascal, Études sur Descartes ; des traductions, notamment des Provinciales et de Descartes. Mori Arimasa ne juge toutefois pas nécessaire de s'enfermer dans les frontières de sa spécialité : pour clore ce premier cycle d'investigations, il rédige en guise de bilan des Notes sur Dostoïevski (1949). En 1950, ce maître de conférences encore jeune quitte sa ville. Il est du petit nombre des boursiers qu'invite le gouvernement français quand sont rétablies les relations culturelles entre les deux pays.

Mori Arimasa attacha un grand prix à ne pas interrompre son travail de philosophe. Si, durant de longues années, il voua une attention passionnée à certains penseurs de son temps (Jean Wahl, qui fut son maître, Husserl ou Sartre), il se référait par priorité à ceux du xviie siècle et leur lecture fut pour lui un exercice quotidien. Venaient s'y ajouter Montaigne ou Calvin, des classiques de la littérature latine, du Japon ou de la Chine.

Cependant, son attitude change peu après son arrivée à Paris. Il veut partir dorénavant des expériences les plus ordinaires. Il les fixe par écrit, dans le désordre du hasard quotidien. Il circonscrit de manière étroite, et avec une sorte d'obstination, le domaine où se déroule désormais la plus grande part de sa vie, entr [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages





Écrit par :

  • : ancien élève de l'École normale supérieure, professeur à l'Institut national des langues et civilisations orientales de l'université de Paris-III-Sorbonne nouvelle

Classification

Les derniers événements

6-26 avril 2001 • Japon • Remplacement du Premier ministre Yoshiro Mori par Junichiro Koizumi.

Le 6, le Premier ministre, Yoshiro Mori, annonce sa démission, destinée à « rétablir la confiance publique dans la politique ». Il était devenu très impopulaire en raison, notamment, de l'incapacité de son gouvernement à lutter contre la crise économique. Le 24, les parlementaires du Parti libéral [...] Lire la suite

9-21 février 2001 • États-Unis - Japon • Collision entre un sous-marin et un bateau de pêche.

du Premier ministre, Yoshiro Mori, dont la popularité est déjà au plus bas, qui n'a pas interrompu sa partie de golf à l'annonce de l'accident. Le 13, la marine américaine révèle que deux civils, invités à bord, étaient aux commandes du sous-marin, sous le contrôle du commandant de bord, au moment [...] Lire la suite

25 juin - 4 juillet 2000 • Japon • Victoire de la coalition gouvernementale aux élections législatives.

La coalition gouvernementale dirigée par le Parti libéral-démocrate (P.L.D.) conserve la majorité absolue à la Diète à l'issue des élections législatives, malgré le recul enregistré par ses trois composantes. Le gouvernement de Yoshiro Mori dispose de 271 sièges sur 480, contre 335 sur 500 [...] Lire la suite

2-5 avril 2000 • Japon • Remplacement du Premier ministre Keizo Obuchi par Yoshiro Mori.

Mori, précédemment désigné à la tête du Parti libéral-démocrate – dont il était le secrétaire général. Le gouvernement est reformé à l'identique. Yoshiro Mori déclare qu'il poursuivra la politique de Keizo Obuchi. Ce dernier décédera le 14 mai.  [...] Lire la suite

Pour citer l’article

Jean-Jacques ORIGAS, « MORI ARIMASA (1911-1976) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mori-arimasa/