GRUNBERG-MANAGO MARIANNE (1921- )

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Biologiste française, Marianne Grunberg-Manago est née le 6 janvier 1921 à Petrograd (aujourd'hui Saint-Pétersbourg), quelques années donc après la révolution d'Octobre. Sa famille, alors qu'elle n'a que quelques mois, quitte le pays natal, devenu pour certains un foyer d'insécurité, pour venir s'établir à Paris.

C'est à l'Institut de biologie physico-chimique que se déroulera pour l'essentiel sa carrière scientifique. Elle y gravira tous les échelons, y sera nommée chef de laboratoire (1959), puis chef de service (1967). Elle y dirigera un important groupe de recherches et aura tôt fait d'imprimer sa forte personnalité à tout l'établissement. De 1972 à 1982, elle se consacre également à l'enseignement de la biochimie à l'université de Paris-VII.

Toutefois, une part très significative de ses travaux aura pour théâtre les États-Unis. Sa réputation lui vaudra d'être la première femme à donner des cours à Bethesda, au National Institute of Health ; elle enseignera aussi à Harvard en 1958, et elle sera d'ailleurs nommée professeur associé de cette université en 1967.

L'œuvre scientifique de Marianne Grunberg-Manago est consacrée à la biologie moléculaire, aux frontières de la biochimie, de la physico-chimie et de la génétique. Ses tout premiers travaux s'inscrivaient toutefois dans une problématique typiquement postpastorienne qui focalisait l'attention de nombreux microbiologistes et précéda l'essor de la génétique bactérienne proprement dite. En effet, l'« effet Pasteur », comme on le dénommait à l'époque, c'est-à-dire l'inhibition par l'oxygène des processus fermentaires anaérobies, ne cessait d'intriguer nombre de biochimistes qui s'efforçaient d'en préciser les points d'impact dans la cascade des réactions de fermentation du glucose. D'où l'intérêt consacré aux déshydrogénases et aux processus d'oxydo-réduction en cette période d'après guerre. Sa thèse de doctorat, soutenue en 1947, concernera en effet l'action de l'oxygène sur les « anaérobies stricts ». Les contributions les plus s [...]


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Écrit par :

  • : professeur honoraire au Collège de France, membre de l'Institut

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Pour citer l’article

François GROS, « GRUNBERG-MANAGO MARIANNE (1921- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/marianne-grunberg-manago/