MANAMA, Bahreïn

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Bahreïn : carte administrative

Carte administrative de Bahreïn. 

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Capitale et plus grande ville de l'émirat de Bahreïn, Manama (en arabe Al-Manâmah) s'étend sur la pointe nord-est de l'île de Bahreïn, dans le golfe Arabo-Persique. Avec 143 035 habitants en 2001 (aire urbaine : 345 000 hab.), elle abritait près de 20 p. 100 de la population nationale. Mentionnée pour la première fois vers 1345 dans des chroniques islamiques, Manama tombe aux mains des Portugais en 1521, puis des Perses en 1602. Depuis 1783, la dynastie al-Khalifa contrôle la ville presque sans interruption. Bahreïn ayant conclu entre 1861 et 1914 une série de traités plaçant le pays sous la protection grandissante de Londres, un agent politique britannique fut en poste à Manama à partir de 1900. Il relevait du résident politique pour le golfe Persique, dont les bureaux furent longtemps installés à Bouchir, en Iran. En 1946, la résidence fut déplacée à Manama, où elle demeura jusqu'à ce que la ville devienne la capitale du Bahreïn après la proclamation d'indépendance, en 1971.

Manama fut longtemps un centre commercial important du nord du Golfe, dont l'économie traditionnelle reposait sur la pêche des perles et des poissons, la construction navale et les importations. Les installations portuaires étant peu développées, les navires de haute mer devaient mouiller à quelques milles des côtes. La découverte de pétrole à Bahreïn en 1932 allait, après la guerre, bouleverser l'économie et le visage de Manama, qui fit construire de nombreux immeubles modernes. La ville se changea bientôt en une grande place marchande, financière et commerciale abritant le siège d'innombrables banques. Le siège de la Bahreïn Petroleum Company fut cependant installé à 'Awali, ville construite au cœur de l'île de Bahreïn pour loger les cadres occidentaux de cette compagnie pétrolière. Déclarée port franc en 1958, Manama inaugura en 1962 le port en eaux profondes de Mina' Salman, dans l'anse abritée d'al-Qulay'ah, au sud-est de la ville. Grâce à ses entrepôts, ses installations frigorifiques, ses docks et ses chantiers de réparation pour navires de haute mer, le port est désormais l'un des plus importants du golfe Persique. Au nord-est de la ville se trouvent l'île et la ville de Muharraq, la plus peuplée après Manama, à laquelle elle est reliée par un pont long de 2,5 kilomètres.

En 2011, lors des soulèvements du « printemps arabe », la place de la Perle, dans le centre de Manana, est, avec la place Tahrir du Caire, un des symboles de la contestation.

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Pour citer l’article

« MANAMA, Bahreïn », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 mai 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/manama-bahrein/