MAHJONG

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Très apprécié de nos jours en Chine, où il fut longtemps tenu en suspicion, ainsi qu'au Japon, le mahjong a connu en Occident une mode qui a culminé entre les deux dernières guerres. Il connaît un regain d'intérêt que ses qualités propres justifient pleinement. Le gouvernement chinois tente même d'en codifier les règles afin d'en contrôler la pratique et de le hisser au niveau des grands jeux de réflexion.

Un jeu de mahjong est composé de pièces assez épaisses, faites d'une matière dure (ivoire, bambou, os, plastique) et portant de petits symboles gravés et coloriés. Un jeu complet se compose de cent quarante-quatre « tuiles » (c'est ainsi que l'on désigne les pièces), de deux dés et de bâtonnets destinés à la marque.

Cent trente-six de ces tuiles sont formées de quatre groupes identiques, où l'on trouve :

– trois séries de neuf tuiles : les bambous, les cercles, les caractères (soit en tout vingt-sept tuiles) ;

– trois dragons : rouge (chong), blanc (paï), vert (fa) ;

– quatre vents, qui sont les quatre points cardinaux.

Il s'y ajoute parfois huit tuiles dénommées quatre saisons et quatre fleurs.

Le mahjong est un jeu de combinaison pour quatre joueurs où le premier à avoir complété sa main gagne. Son mécanisme l'apparente très fortement à celui d'un jeu de cartes comme le rami. Les règles chinoises prennent en compte les mains en constitution des autres joueurs. Les règles japonaises, codifiées par une fédération, n'accordent la victoire qu'à un seul gagnant. Le jeu consiste à transformer une main disparate issue de la donne en une série de combinaisons préétablies, brelan (pung), carré (kong) ou séquence (chow), étalées ou non. Après la constitution d'un « mur » à quatre côtés, chacun prélève quatorze tuiles et va s'efforcer d'obtenir les combinaisons recherchées en puisant dans le mur et en rejetant les tuiles sans intérêt, que seul le joueur suivant peut prendre. Le premier à réaliser un mahjong, c'est-à-dire une main faite uniquement de combinaisons, gagne. De la composition des mains gagnantes dépendent les gains du vainqueur.

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Écrit par :

  • : licencié ès lettres, ingénieur du Conservatoire national des arts et métiers, historien du jeu

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Pour citer l’article

Thierry DEPAULIS, « MAHJONG », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mahjong/