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BOUILHET LOUIS (1822-1869)

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Plus que de l'écrivain, c'est de l'ami de Flaubert dont on se souvient aujourd'hui. Le destin de Bouilhet, parallèle à bien des égards à celui de Flaubert, en offre comme une reproduction dans un mode mineur, et sous le signe de l'échec. Condisciple de Flaubert, célibataire comme lui, confiné à Rouen, la pauvreté l'empêche de vivre et de travailler dans les mêmes conditions que ce dernier. D'une sensibilité, d'une intelligence et d'une culture étonnamment proches de celles de son ami, ferme tenant de l'art pour l'art et de l'esthétique de l'impassibilité, il fut des années durant l'interlocuteur privilégié et souvent la conscience critique de Flaubert. S'il connut une notoriété certaine par ses poèmes (Melaenis, 1857 ; Festons et Astragales, 1859), de facture et d'inspiration parnassiennes (goût de l'antique, culte de la science), et par ses pièces de théâtre (La Conjuration d'Amboise, 1866 ; Mademoiselle Aïssé, 1869 ; Le Sexe faible, 1873, œuvre achevée par Flaubert), il apparaît de nos jours comme un écrivain de second ordre qui ne sut trouver ni une forme ni un genre dans lesquels puissent s'exercer son talent et son intelligence. Flaubert fit l'éloge posthume de Louis Bouilhet et exposa leurs conceptions esthétiques communes dans la préface à ses Dernières Chansons (1870).

— Claude BURGELIN

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Écrit par

  • : professeur émérite de littérature française, université Lyon-II

Classification

Pour citer cet article

Claude BURGELIN. BOUILHET LOUIS (1822-1869) [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Article mis en ligne le et modifié le 14/03/2009

Autres références

  • FLAUBERT GUSTAVE (1821-1880)

    • Écrit par
    • 9 824 mots
    • 1 média
    ...Salammbô (Sainte-Beuve, Frœhner), Flaubert consacre son année 1863 à la rédaction d'une « féerie », Le Château des cœurs, avec ses amis Bouilhet et d'Osmoy. C'est une période de divertissements mondains où Flaubert participe aux « dîners Magny », se lie avec Renan, Tourgueniev, Sand. Il...