LON NOL (1913-1985)

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Lon Nol, 1970

Lon Nol, 1970
Crédits : Hulton Getty

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Khmers rouges à Phnom Penh, 1975

Khmers rouges à Phnom Penh, 1975
Crédits : Hulton Getty

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Peu d'hommes auront marqué aussi tragiquement le destin de leur pays que le maréchal Lon Nol (ancien président de la République khmère), décédé en Californie le 17 novembre 1985.

Né le 13 novembre 1913 dans la province de Preyveng, fils d'un petit fonctionnaire, Lon Nol put faire de bonnes études. Il fut orienté d'abord vers la magistrature ; mais, dès 1937, il entra dans le cadre administratif et, au début de 1945, il est premier adjoint du résident dans la province de Kompong Cham. En mai 1945, sous le régime japonais, il est nommé gouverneur de la province de Kratié. À la fin de septembre 1945, juste avant le retour des Français, Son Ngoc Thanh le nomme à la direction de la police nationale.

L'ouest du Cambodge, plus particulièrement la province de Battambang, va être, pendant des années, sa zone d'action. À la fin de 1946, il participe au rétablissement de l'administration khmère dans l'Ouest restitué par le Siam et, un an plus tard, il est nommé gouverneur de la province, où il faut juguler l'insécurité causée par les Khmers Issarak (Khmers libres). Membre du Parti de la rénovation khmère fondé en 1947 par Nhiek Tioulong et qui se dit à la fois « traditionaliste et nationaliste », il devient un leader de la droite autoritaire, un adversaire du parti démocrate au pouvoir. Le roi Sihanouk, qui assume en juin 1952 tous les pouvoirs, le charge de pacifier les secteurs de Siemreap et de Battambang, toujours infestés d'Issarak et de Viet Minh, puis de mobiliser et d'organiser les « forces vives » du pays, c'est-à-dire les partisans du monarque, qui veut faire pression sur les Français. Le roi vainqueur le nomme en décembre 1953 colonel, et, en avril 1954, de nouveau gouverneur de Battambang, d'où il chasse les Viet Minh. Administrateur sans formation militaire spéciale, Lon Nol s'avère un expert de la pacification. En 1955, il succède au prince Sirik Matak comme chef d'état-major général des forces armées royales. Sihanouk vient d'abdiquer et de créer le Grand Rassemblement, le [...]

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Écrit par :

  • : docteur ès lettres (histoire), historien, professeur (relations internationales)

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Dans le chapitre « Le Cambodge en danger »  : […] position contre le communisme vietnamien. Sihanouk céda en partie aux pressions de la droite : aux élections du 11 septembre 1966, le Sangkum remporta certes de nouveau la totalité des sièges de l'Assemblée, mais l'écrasante majorité des élus appartenait aux factions de droite. Le général Lon Nol fut alors nommé Premier ministre (octobre 1966 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cambodge/#i_90078

Pour citer l’article

Philippe DEVILLERS, « LON NOL (1913-1985) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/lon-nol/