KIJNO LADISLAS (1921-2012)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Peintre français d'origine polonaise, Ladislas Kijno réalise des œuvres dans lesquelles il expérimente notamment les techniques du froissage du papier et de la vaporisation de peinture.

Né en 1921 à Varsovie d'un père polonais et d'une mère française, Ladislas Kijno s'installe en 1925 dans le nord de la France, à Nœux-les-Mines. Parallèlement à des études littéraires, il dessine et peint. Attiré par la philosophie, il se tourne vers la théologie et obtient sa licence à l'université catholique de Lille en 1946. Il commence à expérimenter la technique du papier froissé sur toile. Ses tableaux se composent de formes abstraites ovoïdes où les couleurs pures se mêlent au noir. Atteint de tuberculose, Ladislas Kijno fait de nombreux séjours au sanatorium du plateau d'Assy, en Haute-Savoie. En 1949, il participe à la décoration de l'église Notre-Dame-de-Toute-Grâce en peignant une représentation de la Cène. Cet édifice contribue au renouveau de l'art sacré au xxe siècle, avec les chefs-d'œuvre qui la décorent, signés des grands artistes de l'art moderne (Rouault, Bonnard, Lurçat, Matisse, Braque, Léger, Chagall).

À la fin des années 1950, Ladislas Kijno s'installe dans la région parisienne. Ses œuvres sont jalonnées par des thèmes comme la musique (Mozart, Verdi, Charlie Parker), la poésie (Louis Aragon), la paix et la guerre (d'Algérie et du Vietnam), la spiritualité et la religion (le Christ, Bouddha) et ses voyages (Chine, les statues de l'île de Pâques). De nombreux hommages traversent également ses œuvres, notamment à Angela Davis, militante des droits civiques aux États-Unis, Nelson Mandela, Nicolas de Staël, Gandhi, Antoine de Saint-Exupéry, Youri Gagarine. C'est aussi de cette période que datent ses premières vaporisations de peinture en bombe aérosol.

En 1980, Ladislas Kijno est invité à la biennale de Venise. Dans les années 1990, il travaille à la rosace du portail de la cathédrale Notre-Dame de la Treille à Lille. Avec Robert Combas, il mène un projet de chemin de croix qui se traduit par la réalisation de quatorze toiles. Son œuvre fait l'objet de plusieurs expositions et rétrospectives, notamment au musée du Havre (1971), au palais des Beaux-Arts de Lille (2000) et au musée d'Art russe de Saint-Pétersbourg (2006). Ladislas Kijno meurt en 2012 à Saint-Germain-en-Laye.

—  Universalis

Classification

Pour citer l’article

« KIJNO LADISLAS - (1921-2012) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ladislas-kijno/