CAMPBELL KIM (1947- )

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Femme politique canadienne, née le 10 mars 1947 à Port Alberni, en Colombie-Britannique, Kim Campbell fut, en juin 1993, la première femme nommée Premier ministre du Canada. Son court mandat se termina cependant dès le mois de novembre de la même année.

Diplômée de l'université de Colombie-Britannique en 1969, Kim Campbell (de son vrai nom Avril Phaedra Campbell) fréquente ensuite la London School of Economics, où elle étudie le régime soviétique. Elle enseigne la science politique durant six années avant de retourner dans son alma mater pour faire son droit. Après l'obtention de son diplôme (1983), elle se consacre à la pratique juridique à Vancouver pendant deux ans avant de se lancer pleinement dans une carrière politique.

Membre de la commission scolaire de la ville de Vancouver, Kim Campbell préside cette institution pendant un temps. Elle se présente sans succès comme candidate du Parti Crédit social du Canada (Credit Social Party of Canada) aux élections législatives provinciales de 1983 et, en mai 1986, est battue lorsqu'elle brigue la présidence de la section locale du parti. En octobre de la même année, elle remporte cependant un siège à l'Assemblée législative provinciale en tant que représentante du Crédit social pour la ville de Vancouver. Deux ans plus tard, elle change de formation et est élue au Parlement fédéral après avoir rejoint les rangs du Parti progressiste-conservateur du Canada (Progressive Conservative Party of Canada). En 1989, le Premier ministre Brian Mulroney la nomme ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien. L'année suivante, elle devient ministre de la Justice et attorney general. Son mandat est marqué par plusieurs succès, dont le renforcement de la législation canadienne sur le contrôle des armes et l'adoption d'une loi stricte sur la protection des victimes de viol. Sa nomination au poste de ministre de la Défense en janvier 1993 est perçue comme une marque de confiance en son avenir politique de la part de Mulroney, surtout lorsque celui-ci annonce peu après son retrait de la vie politique. Choisie par le Parti progressiste-conservateur pour lui succéder, Kim Campbell devient la première femme chef du gouvernement canadien, en juin 1993. En novembre, les progressistes-conservateurs subissent une grave défaite électorale : ils ne remportent que deux sièges et Kim Campbell ne parvient pas à conserver celui de Vancouver. Le Premier ministre décide alors de démissionner et quitte la tête du parti le mois suivant.

Retirée de la vie politique, Kim Campbell enseigne à la John F. Kennedy School of Government à Harvard, fonction qu'elle retrouvera après avoir été un temps consule générale du Canada à Los Angeles (1996-2000). Cofondatrice du Club de Madrid, elle y occupe le poste de secrétaire générale de 2004 à 2006. Ce groupe, qui rassemble d'anciens chefs d'État et de gouvernement, entend promouvoir la démocratie à travers le monde. Kim Campbell participe par ailleurs activement à diverses organisations non gouvernementales, telles que l'International Crisis Group et l'International Centre for the Study of Radicalisation and Political Violence. Son autobiographie, intitulée Time and Chance, paraît en 1996.

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CANADA - Histoire et politique

  • Écrit par 
  • Michel BRUNET, 
  • Alain NOËL
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Dans le chapitre « La fin du gouvernement Mulroney »  : […] En revanche, sur d’autres fronts, le gouvernement Mulroney fait des progrès. En 1991, il adopte la Taxe sur les produits et services (TPS), une taxe sur la valeur ajoutée controversée qui devient une source de revenus indispensable pour l’État fédéral, mais se révèle très impopulaire. Par ailleurs, dans la foulée de l’Accord de libre-échange de 1988, le Canada, les États-Unis et le Mexique entamen […] Lire la suite

Pour citer l’article

« CAMPBELL KIM (1947- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 septembre 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/kim-campbell/