FABRE JEAN HENRI (1823-1915)

Entomologiste, poète, peintre, musicien, le Français Jean-Henri Fabre s’est acquis une renommée internationale avec les Souvenirs entomologiques (1879-1907), son œuvre maîtresse, traduite en de nombreuses langues.

Jean-Henri Fabre (1823-1915)

Jean-Henri Fabre (1823-1915)

photographie

Jean-Henri Fabre, à la fin de sa vie, dans son laboratoire attenant à sa maison de Sérignan-du-Comtat (Vaucluse). Il est assis à la petite table sur laquelle il a écrit la plupart de ses ouvrages de vulgarisation ainsi que les dix volumes des Souvenirs entomologiques

Crédits : Image Asset Management/ World History Archive/ Age Fotostock

Afficher

Né le 21 décembre 1823, à Saint-Léons (Aveyron), dans une famille modeste, Jean-Henri Fabre parvient à force de ténacité au statut d’enseignant : instituteur à Carpentras en 1842, il devient professeur de lycée, d’abord à Ajaccio en 1849, puis à Avignon en 1852. Marié, père de famille, il tente d’augmenter ses revenus grâce à l’industrie des colorants (garance) ; mais il ne réussit pas et se tourne vers la rédaction d’ouvrages d’enseignement destinés non seulement aux élèves, mais également aux adultes n’ayant pu poursuivre d’études. C’est la grande époque de la « vulgarisation », et Fabre rêve de partager la gloire des auteurs en vogue, comme Louis Figuier, dont les beaux volumes dorés sur tranche connaissent de gros tirages. Un premier petit livre de Chimie agricole (1862), qu’il édite lui-même, est épuisé en quelques semaines et suscite un véritable enthousiasme, dont la rumeur atteint le ministre de l’Éducation, Victor Duruy, qui pense à nommer Fabre précepteur du fils de Napoléon III (ce qui ne se fera pas). En attendant, Duruy présente Fabre à l’éditeur Charles Delagrave ; c’est le début d’une collaboration qui durera plus de cinquante ans. Bientôt sort des presses une série de petits livres, « La Science élémentaire », qui connaît aussitôt le succès, avec La Physique (1864), La Terre (1865), Le Ciel (1867), Le Livre d’histoires (1869), Les Ravageurs (1870)… En tout, jusque vers 1900, Fabre fera paraître une centaine d’ouvrages didactiques, pour un tirage total dépassant le million d’exemplaires.

Cette activité se révèle rentable : Fabre quitte la fonction publique en 1870 et vit de ses droits d’auteur. En 1879, il acquiert un domaine à Sérignan-du-Comtat dans le Vaucluse : l’Harmas (qui sera racheté par l’État en 1921, rattaché au Muséum national d’histoire naturelle et ouvert au public).

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages


Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis



Écrit par :


Autres références

«  FABRE JEAN HENRI (1823-1915)  » est également traité dans :

PHÉROMONES

  • Écrit par 
  • Charles DESCOINS
  •  • 5 573 mots

Dans le chapitre « Les phéromones sexuelles d'insectes »  : […] Un tel mécanisme avait déjà été proposé dès le xixe siècle, en particulier par J. H. Fabre, lors de ses célèbres expériences sur l'attraction des mâles du grand paon de nuit par une femelle nubile […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pheromones/#i_16997

Pour citer l’article

Yves CAMBEFORT, « FABRE JEAN HENRI - (1823-1915) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-henri-fabre/