EHRENBOURG ILIA GRIGORIEVITCH (1891-1967)

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Né à Kiev, mais Moscovite dès son plus jeune âge. Arrêté en 1907 pour activités subversives, Ehrenbourg va, après sa libération, s'établir à Paris, fréquente les révolutionnaires russes émigrés et les milieux littéraires parisiens ; il publie ses premiers vers, écrit ses premiers articles et rentre en Russie après la révolution de février 1917. De retour à Paris en 1921 comme correspondant de la presse soviétique, Ehrenbourg mènera désormais de front une carrière de journaliste et d'écrivain. Il « couvre » la guerre d'Espagne comme envoyé spécial des Izvestia, regagne définitivement l'U.R.S.S. après l'invasion de la France en 1940, devient correspondant du quotidien militaire Krasnaïa Zvezda en 1941 (il a été le journaliste soviétique le plus brillant, et le plus lu de toute la guerre) et, après la victoire, consacre au Mouvement de la paix une part importante de son activité. On peut distinguer trois moments dans son œuvre littéraire. Ses premiers romans, le Trust DE, La Ruelle de Moscou et, surtout, Les Aventures extraordinaires de Julio Jurenito, que, jusque dans sa vieillesse, il tenait pour son meilleur ouvrage, relèvent du « style des années vingt ». Le Deuxième Jour de la Création (1934) marque un infléchissement vers le roman politique d'actualité, que confirment ses livres de la guerre et de l'immédiate après-guerre : La Chute de Paris (1941), La Tempête (1947) et Le Neuvième Flot (1951). Mais Le Dégel (1954) amorce une nouvelle période, la plus féconde, une période de franc-parler dans la mesure du possible, qui atteint son point culminant à partir de 1960 avec la parution régulière dans Novy Mir de Les Années et les Hommes, méditation autobiographique sur les cinquante ans d'histoire dont Ehrenbourg a été le témoin.

—  Jean CATHALA

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Dans le chapitre « Du dégel à la dissidence »  : […] L'étouffement de toute création authentique entraîne une désaffection du public à laquelle le pouvoir lui-même est sensible. Seule la revue Novy Mir ( Nouveau Monde ), dirigée depuis 1950 par Tvardovski, parvient à offrir une image reconnaissable de la réalité soviétique, notamment dans les Rajonnye budni ( Jours de semaine du district , 1952) de Valentin Ovétchkine (Ovečkin, 1904-1968), qui font […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/russie-arts-et-culture-la-litterature/#i_22316

Pour citer l’article

Jean CATHALA, « EHRENBOURG ILIA GRIGORIEVITCH - (1891-1967) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ilia-grigorievitch-ehrenbourg/