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HENRI Ier (1008-1060) roi de France (1031-1060)

Fils de Robert le Pieux, associé au trône en 1027, et seul roi à la mort de son père (20 juill. 1031). Son frère Robert, que soutenaient la reine mère Constance d'Arles et le comte de Blois, tenta de lui enlever la couronne et occupa le domaine royal. L'appui du duc de Normandie et des comtes d'Anjou et de Flandre permit à Henri Ier de reconquérir le pouvoir ; il donna à son frère la Bourgogne.

Henri Ier soutint d'incessants combats contre les princes territoriaux qui entouraient et menaçaient facilement le domaine royal : le comte de Blois, le duc de Normandie (le futur Guillaume le Conquérant), le duc de Bourgogne. Vaincu à plusieurs reprises, Henri Ier réussit seulement à assurer la survie de la monarchie capétienne, sans pouvoir empêcher l'autonomie féodale. Certains vassaux, comme les ducs de Bretagne, de Bourgogne ou d'Aquitaine, se considéraient comme indépendants. Le roi entretint cependant une politique extérieure active, rencontrant deux fois l'empereur Henri III et manifestant les prétentions capétiennes sur la Lorraine, tenant tête au pape, nouant, enfin, des relations avec Iaroslav, grand-prince de Kiev, dont il épousa la fille Anne en 1051. Leur fils aîné, qui reçut le nom byzantin de Philippe, fut, conformément à l'usage déjà établi, associé au trône dès 1059.

— Jean FAVIER

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Écrit par

  • : membre de l'Institut, directeur général des Archives de France

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

  • CAPÉTIENS (987-1498)

    • Écrit par Jacques LE GOFF
    • 8 060 mots
    ...persévérante qui choisit la primogéniture (la reine Constance, troisième femme de Robert le Pieux, chercha pourtant à imposer le cadet Robert contre l'aîné Henri) et imposa la succession dynastique. En effet, l'élection du roi par les grands subsista jusqu'en 1179, mais chaque souverain fit, de son vivant,...

Voir aussi