BENDA GEORG (1722-1795)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Le compositeur, claveciniste et violoniste Georg Benda, originaire de Bohême, fut de son vivant admiré pour ses ouvrages dramatiques. Ses mélodrames et singspiels exerceront une profonde influence sur ses contemporains, notamment sur Wolfgang Amadeus Mozart.

Troisième fils de Johann Georg (Jan Jiří, en tchèque) Benda et de Dorota Brixi, tous deux musiciens – sa mère appartient à une célèbre lignée de musiciens bohémiens –, Georg Anton (Jiří Antonín) Benda est baptisé le 30 juin 1722 à Staré Benátky, en Bohême (auj. en République tchèque). Le jeune homme quitte sa ville natale en 1742, pour suivre sa famille, qui s'établit à Berlin. Il est jusqu'en 1749 violoniste au sein de l'orchestre de la cour de Prusse. En 1750, il est nommé Kapellmeister du duc Frédéric III de Saxe-Gotha, poste qu'il conservera pendant près de trente ans, jusqu'en 1778 (il obtiendra le titre nouveau de Kapelldirector en 1770).

Après un voyage en Italie en 1765 et 1766, au cours duquel il se familiarise avec les opéras de Baldassare Galuppi, Tommaso Traetta, Niccolò Piccinni et Giovanni Paisiello, Georg Benda commence à composer des intermezzos italiens, comme Il buon marito (Gotha, 1766) ou Il maestro di capella (Gotha, 1767). Il doit cependant sa notoriété européenne à ses mélodrames (duodrama et melodrama), forme dans laquelle l'orchestre accompagne un texte parlé, et qui se rapproche d'une musique de scène. « Défendant, en 1783, pour le drame musical l'expression parlée par rapport au récitatif, Benda écrivit la maxime célèbre : „Je ne puis renoncer à la vérité de la phrase, la musique y perd quand on lui sacrifie tout.“ » (Marc Vignal). Parmi ces ouvrages, citons Ariadne auf Naxos (Gotha, 1775), Medea (Leipzig, 1775) et Pygmalion (Gotha, 1779). Le 12 novembre 1778, Mozart écrit à son père une lettre dans laquelle il exprime son enthousiasme pour Ariadne et Medea ; il s'est inspiré de ce dernier ouvrage pour les deux mélodrames de son singspiel Zaide, composé en 1779 et 1780. Georg Benda signe également plusieurs singspiels, dont les plus célèbres sont Der Dorfjahrmarkt (Gotha, 1775) et Romeo und Julie (Gotha, 1776). Ses sonates pour clavier préfigurent la sonate classique viennoise. Georg Benda meurt le 6 novembre 1795, à Köstritz (auj. Bad Köstritz), en Thuringe.

Son fils Friedrich Ludwig Benda (1752-1792), également compositeur, a signé des partitions pour la scène, des cantates et des pièces instrumentales.

—  Universalis

Classification


Autres références

«  BENDA GEORG (1722-1795)  » est également traité dans :

MÉLODRAME, musique

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 473 mots

Dans la tragédie grecque, le mélodrame (de mélos, chant, et drama, acte) désigne le dialogue chanté entre le coryphée et un personnage. Le mot reparaît à la fin du xviiie siècle pour désigner un genre musical nouveau, non plus un dialogue chanté mais « un genre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/melodrame-musique/#i_88994

Pour citer l’article

« BENDA GEORG - (1722-1795) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-benda/