WINTERHALTER FRANZ XAVER (1805 ou 1806-1873)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

L'Impératrice Eugénie et ses dames d'honneur, F.X. Winterhalter

L'Impératrice Eugénie et ses dames d'honneur, F.X. Winterhalter
Crédits : Erich Lessing/ AKG

photographie

François-Joseph Ier, empereur d'Autriche, F. X. Winterhalter

François-Joseph Ier, empereur d'Autriche, F. X. Winterhalter
Crédits : Bridgeman Images

photographie


Artiste allemand, Winterhalter est resté le peintre d'un tableau : la grande composition de L'Impératrice Eugénie et ses dames d'honneur, Salon de 1855 (palais de Compiègne). Mieux, il a été l'un des créateurs, ou l'interprète, de ce mythe qu'est devenu le « temps des crinolines ». De tels titres ne lui ont toutefois pas valu l'estime des historiens d'art et sa place réelle dans l'art des années 1840-1860 est considérée comme relativement mineure. Un portraitiste comme Louis Édouard Dubufe serait, par comparaison, plus estimé. Il y a là un problème qui met en cause les rapports du succès et de la qualité. Le pouvoir de l'image répond-il toujours à une invention et à une valeur plastiques propres ?

L'Impératrice Eugénie et ses dames d'honneur, F.X. Winterhalter

L'Impératrice Eugénie et ses dames d'honneur, F.X. Winterhalter

photographie

Franz Xaver WINTERHALTER, L'Impératrice Eugénie et ses dames d'honneur, huile sur toile. Musée national du château de Compiègne. 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

Afficher

L'homme est resté mystérieux, ce qui est un nouveau paradoxe. On ne sait pratiquement rien de cet Allemand que toutes les cours d'Europe sollicitèrent. C'est à peine si on le distingue de son frère Hermann qui le suivit comme son ombre et collabora directement à sa production. Après des études à Munich, un voyage à Rome en 1830, il revient dans le duché de Bade en 1833 et s'y impose comme le portraitiste de la famille ducale. Il a trouvé sa spécialité. En 1835, il s'installe à Paris, où il restera jusqu'en 1870, excepté quelques séjours en Angleterre (1848-1852), en Prusse, en Espagne. Il est le peintre des rois et des cours, des Orléans comme des Bonaparte.

François-Joseph Ier, empereur d'Autriche, F. X. Winterhalter

François-Joseph Ier, empereur d'Autriche, F. X. Winterhalter

photographie

Franz Xaver WINTERHALTER, François-Joseph Ier, empereur d'Autriche, huile sur toile. Kunsthistorisches Museum, Vienne, Autriche. 

Crédits : Bridgeman Images

Afficher

L'éclatant succès mondain de Winterhalter s'explique sans doute parce qu'il offrait à la high society le visage qu'elle attendait. Il plaît par une fidélité courtoise et jamais méchante, où le souci d'analyse psychologique s'efface aimablement devant l'apparence sociale. Un faire lisse et neutre est au service de la texture des étoffes et des arrangements de la mode, qui tiennent la place principale dans ces portraits féminins où perce un évident bonheur d'être et surtout de paraître.

En posant ses modèles sur des fonds de paysages à la Van Dyck (Louise d'Orléans, reine des Belges, musée de Versailles), en continentalisant les grands exemples anglais, de Reynolds à Lawrence (Princesse Soph [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

Classification

Pour citer l’article

Bruno FOUCART, « WINTERHALTER FRANZ XAVER (1805 ou 1806-1873) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-xaver-winterhalter/