FAYOUM

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Égypte : carte administrative

Égypte : carte administrative
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Portrait funéraire féminin, Fayoum, Égypte

Portrait funéraire féminin, Fayoum, Égypte
Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

photographie


Région originale de la Moyenne-Égypte, située dans le désert Libyque, à l'ouest du Nil, le Fayoum (en arabe : al-Fayyūm), dépression grossièrement triangulaire (80 km d'est en ouest et 56 km du nord au sud), est étroitement rattaché à l'Égypte nilotique par le régime de ses eaux. En effet, il communique avec la vallée du Nil par le seuil d'El-Lahoun, par où passe un canal dérivé du Nil appelé autrefois Khalidj al-Manha et actuellement Bahr Youssef. Ce canal, dont le débit à l'entrée du Fayoum est réglé depuis l'époque pharaonique par des écluses (El-Lahoun signifie la bouche d'inondation), se ramifie à l'infini en irriguant le Fayoum avant d'arriver dans le Kirbet Karoun (« lac de la corne », dénommé ainsi à cause de sa forme) ; ce lac, autrefois appelé par les Coptes Phioum, a donné son nom à la région ; saumâtre et peu profond (de 4 à 5 m), et dont le fond est situé à 45 mètres au-dessous du niveau de la mer, il n'est que le reste d'un immense lac qui a commencé à se rétrécir dans l'Antiquité avec le développement de l'irrigation. Depuis l'époque pharaonique, le Fayoum a une grande réputation de beauté et de fertilité : il produit beaucoup de fruits (agrumes, dattes, olives, raisins) et de la volaille renommée. Il est relié à la vallée du Nil par des routes et une voie ferrée. Sa population était estimée à 2 370 000 d'habitants en 2004. Sa capitale, Fayoum (en arabe : Medinat al-Fayyūm), est l'ancienne Shedit pharaonique, ville consacrée au dieu crocodile, d'où le nom de Crocodilopolis que lui donnèrent les Grecs. Connue sous le nom d'Arsinoé à l'époque ptolémaïque, Fayoum doit son importance au fait qu'elle se trouve au point à partir duquel le Bahr Youssef se divise en un grand nombre de bras pour irriguer l'ensemble de la dépression. . La région du Fayoum possède un certain nombre de sites archéologiques répartis en fonction des lignes de retrait successives du lac : les sites pharaoniques sont concentrés sur le seuil d'El-Lahoun, tandis que les sites ptolémaïques sont disséminés sur le pourtour de la dépression. Le Fayoum a livré de nombreux papyrus (surtout en grec), des statuettes de terre cuite et des peintures célèbres. Il abrita longtemps une importante colonie juive (d'où l'existence de traditions relatives à Joseph : Bahr Youssef signifie la rivière de Joseph). Il demeura enfin, pendant plusieurs siècles, un important centre du christianisme copte et comptait trente-cinq monastères au xiiie siècle.

Égypte : carte administrative

Égypte : carte administrative

carte

Carte administrative de l'Égypte. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher l'atlas

Portrait funéraire féminin, Fayoum, Égypte

Portrait funéraire féminin, Fayoum, Égypte

photographie

Portrait féminin provenant du Fayoum. Détrempe et encaustique sur bois. Époque romaine. IIe siècle après J.-C. Musée du Louvre, Paris. 

Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

Afficher

—  Jean-Marc PROST-TOURNIER

Écrit par :

  • : agrégé de l'Université, professeur à l'Institut de géographie du Proche et Moyen-Orient, Beyrouth

Classification


Autres références

«  FAYOUM  » est également traité dans :

SÉSOSTRIS II, pharaon de la XIIe dynastie (1895-1878 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 358 mots

Suivant la coutume instaurée par sa dynastie, Sésostris partage pendant trois ans la régence avec son père Amménémès-II (Amerenhat II). Durant sa première année de co-régence, il prend part à une expédition commerciale se rendant au pays de Pount, vers la côte des Somalis, comme en témoignent les inscriptions retrouvées sur les rochers d'un port de la mer Rouge, en Égypte. Au début de son règne p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sesostris-ii/#i_31764

Pour citer l’article

Jean-Marc PROST-TOURNIER, « FAYOUM », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/fayoum/