ÉLECTRODES SPÉCIFIQUES

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Il existe des interfaces entre deux solutions électrolytiques telles que seul un ion donné puisse franchir ces interfaces. Il en est ainsi avec une membrane sélective, perméable à un seul type d'ion. Il s'établit alors entre les deux faces de la membrane une différence de potentiel qui est reliée à l'activité de l'ion considéré par une loi de type nernstien.

C'est cette idée qui est à la base des électrodes dites spécifiques ou sélectives, indicatrices de la concentration des ions. Un grand nombre d'électrodes ont été commercialisées. La plus ancienne est l'électrode de verre qui permet de mesurer le pH des solutions (activité des ions H+). Des verres de compositions spéciales permettent de mesurer les concentrations des cations alcalins.

Les autres électrodes spécifiques utilisent comme interface des membranes solides (exemple : monocristal de fluorure de lanthane dopé à l'europium pour la mesure de la concentration des ions fluorure F), des échangeurs d'ions liquides (pour le calcium), des membranes à complexants moléculaires (valinomycine pour le potassium). Il existe aussi des électrodes à gaz (CO2, NH3, SO2, NOx) et des électrodes à enzymes (glucose, aminoacides, etc.).

—  Robert ROSSET

Écrit par :

  • : docteur ès sciences, professeur à l'École supérieure de physique et de chimie industrielles, Paris, ingénieur, École supérieure de physique et de chimie industrielles

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Pour citer l’article

Robert ROSSET, « ÉLECTRODES SPÉCIFIQUES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/electrodes-specifiques/