ROBINSON DAVID (1965- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Le basketteur américain David Robinson, remarquable pivot, remporta deux Championnats de la National Basketball Association (N.B.A.) avec les San Antonio Spurs (1999, 2003) et fut deux fois champion olympique avec l'équipe des États-Unis (1992, 1996).

Né le 6 août 1965 à Key West (Floride), David Maurice Robinson joue au basket-ball à l'Académie navale d'Annapolis (Maryland) et participe avec son équipe au Championnat de la National Collegiate Athletic Association (N.C.A.A.) en 1985, 1986 et 1987. Bien qu'il soit considéré comme l'un des meilleurs basketteurs universitaires du pays, certains observateurs estiment que les San Antonio Spurs prennent un pari risqué en choisissant de le sélectionner lors du premier tour de recrutement de la N.B.A. en 1987. En effet, Robinson doit servir deux ans dans la marine américaine après avoir obtenu son diplôme – période durant laquelle il ne pourra bien sûr pas jouer avec les Spurs.

Robinson sert donc dans la marine en tant qu'officier du génie civil, puis il rejoint l'équipe de San Antonio en 1989. Cet athlète au gabarit impressionnant (2,16 m, 110 kg) devient rapidement l'un des meilleurs pivots de la N.B.A. À l'issue de sa première saison avec les Spurs, il affiche déjà des statistiques remarquables : 24,3 points inscrits, 12 rebonds pris et 3,9 contres (blocks) par match en moyenne. Il se voit donc logiquement élu rookie of the year (meilleur débutant de l'année) de la N.B.A. en 1990. Par ailleurs, il a grandement contribué au renouveau des Spurs cette saison-là : l'équipe de San Antonio a remporté cinquante-six matchs, soit trente-cinq de plus que la saison précédente !

La saison suivante, Robinson continue de jouer de manière remarquable. Il est même élu dans l'équipe type de la N.B.A. (All-N.B.A. Team), en compagnie de quatre légendes du basket-ball : Karl Malone, Chris Mullin, Michael Jordan et Clyde Drexler. Néanmoins, son style tranche avec celui de la plupart des pivots : il évolue avec une certaine grâce et, sous le panier, il s'appuie plus sur son habileté que sur la pure force physique. Certains commentateurs sportifs, un peu déconcertés, le considéreront de ce fait comme un « tendre », incapable de peser sur le résultat dans les moments clés (le money time) des grands matchs – ce jugement semblera se confirmer au fur et à mesure des échecs des Spurs dans les play-offs (phases finales du Championnat).

Pourtant, David Robinson continue d'accumuler les distinctions individuelles : il est notamment élu défenseur de l'année en 1992, most valuable player (M.V.P., meilleur joueur) en 1995 et est de nouveau élu dans l'équipe type de la N.B.A. en 1991, 1992, 1995 et 1996. Il est également inscrit sur la liste des cinquante meilleurs joueurs de l'histoire de la N.B.A. dressée par cette ligue en 1996. Cependant, l'équipe des Spurs, semblant perdre ses qualités à l'occasion des play-offs, échoue régulièrement à ce moment crucial de la saison.

Mais les choses vont changer. Les Spurs ont recruté en 1997 l'intérieur Tim Ducan (2,11 m) ; le tandem Robinson-Duncan se montre d'une redoutable efficacité et la « franchise » de San Antonio remporte son premier Championnat N.B.A. en 1998-1999. Avec les Spurs, qui ont engagé en 2001 un nouveau meneur de jeu, le Français Tony Parker, Robinson obtient un nouveau titre N.B.A. en 2002-2003. À l'issue de cette saison réussie, David Robinson prend sa retraite sportive. Sur les statistiques de la N.B.A., il apparaît dans les vingt-cinq meilleurs joueurs pour le nombre de points marqués et le nombre de rebonds pris ; il est quatrième pour le nombre de contres réussis. Par ailleurs, chose rare dans le basket-ball professionnel, il est resté fidèle durant toute sa carrière à la même franchise, les San Antonio Spurs.

En outre, David Robinson n'a pas brillé qu'en N.B.A. Il connut l'honneur de se voir sélectionné dans la « Dream Team » des États-Unis qui remporta la médaille d'or en émerveillant le monde entier aux jeux Olympiques de Barcelone en 1992. En 1996, pour les Jeux d'Atlanta, il accepta de nouveau, tout comme Charles Barkley, Scottie Pippen, Karl Malone et John Stockton, de participer à l'aventure olympique. Cette « Dream Team 2 » se montra certes moins spectaculaire que la « Dream Team 1 », mais elle s'adjugea sans difficulté la médaille d'or.

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages

Classification

Pour citer l’article

« ROBINSON DAVID (1965- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/david-robinson/