CRISE DE MAI 1968 EN FRANCE

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Plongeant ses racines dans le mouvement de contestation parti de l'université de Nanterre le 22 mars, la crise de mai 1968 est, dans un premier temps, une révolte de la jeunesse protestant pêle-mêle contre la guerre du Vietnam, les dysfonctionnements de l'enseignement supérieur et la société de consommation. Après les émeutes étudiantes du 10 mai réprimées dans la violence, la crise s'étend, dans un second temps, à de nombreux secteurs de la société française : près de dix millions de grévistes paralysent le pays et contraignent le gouvernement Pompidou à négocier les accords de Grenelle (revalorisation des salaires, réduction du temps de travail, etc.). Alors que le pouvoir semble vaciller face à la mobilisation de la gauche et des syndicats qui tentent de canaliser cette mobilisation, le général de Gaulle dissout l'Assemblée nationale le 30 mai, reçoit l'appui de centaines de milliers de manifestants favorables au retour à l'ordre et voit son pouvoir provisoirement conforté lors des élections législatives des 23 et 30 juin. Cette normalisation rapide n'a pas empêché la crise de mai 1968, symbole d'une société en quête d'émancipation, d'acquérir valeur de mythe dans les mémoires.

Affrontement en mai 1968

Affrontement en mai 1968

photographie

Les pavés contre les gaz lacrymogènes : c'est l'affrontement des étudiants français et de la police, rue Saint-Jacques, à Paris, lors des événements de mai 1968. 

Crédits : Hulton Getty

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—  Olivier COMPAGNON

Écrit par :

  • : professeur d'histoire contemporaine à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine, université de Paris-III-Sorbonne nouvelle

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Olivier COMPAGNON, « CRISE DE MAI 1968 EN FRANCE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/crise-de-mai-1968-en-france/