CRAZY HORSE (1842 env.-1877)

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Chef sioux de la tribu Oglala, Ta-Sunko-Witko, que les soldats des armées nord-américaines appelèrent Crazy Horse, se fait remarquer comme jeune chef dès 1865 en refusant les plans établis par Washington pour ménager aux pionniers une route d'accès aux champs de prospection aurifère du Montana ; sa tribu vivait dans le nord des Grandes Plaines (lui-même était probablement né dans l'actuel Dakota du Sud) et les territoires de chasse devaient servir de lieu de passage aux Blancs en route vers l'Ouest. En 1866, Crazy Horse fait partie du groupe d'Indiens qui anéantit la compagnie du capitaine William J. Fetterman ; celui-ci est connu pour avoir longtemps demandé qu'on lui donne la possibilité de s'attaquer avec seulement quatre-vingts hommes aux groupes de guerriers sioux et de démontrer l'efficacité tactique des troupes régulières nord-américaines ; toutefois, ses hommes, disposant de fusils dont la recharge demandait plusieurs opérations manuelles, furent anéantis par les flèches de leurs adversaires. Refusant de se maintenir dans les réserves imposées aux Sioux, Crazy Horse mène ses hommes dans les régions de chasse des tribus sioux, guerroyant à l'occasion contre les détachements de troupes régulières et leurs auxiliaires indiens. La découverte d'or sur le territoire du Dakota en 1874 fit que les prospecteurs ignorèrent les traités signés entre les Sioux et le gouvernement nord-américain et envahirent leur réserve ; au lieu de contenir les chercheurs d'or, le général Crook contraignit Crazy Horse à évacuer ses campements d'hiver pour installer ceux-ci près des rivières au Montana.

Échappant au contrôle des troupes de Washington, Crazy Horse et les siens se réfugièrent dans les collines, joignirent les Cheyennes et, le 17 juin 1876, contraignirent le corps d'armée de Crook à la retraite. Crazy Horse fit ensuite jonction avec la plus grande partie de la nation sioux, réunie autour de Sitting Bull sur les bords de la Little Bighorn River (25 juin 1876). Les tribus alors se séparèrent.

Réfugiés dans les collines, harcelés par les troupes américaines qui voulaient les contraindre à s'établir dans les « agences » créées pour recevoir les Indiens, les hommes de Crazy Horse succombèrent au froid et à la faim ; en 1877, Crazy Horse et les siens se rendaient au général Crook. Retenu au fort Robinson, le chef indien tenta quelques mois plus tard de s'échapper, mais fut tué — ou, suivant une autre version, assassiné par des agents du gouvernement fédéral — dans la confusion générale que provoqua son évasion.

—  Yves SUAUDEAU

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LITTLE BIGHORN BATAILLE DE (25 juin 1876)

  • Écrit par 
  • Christian HERMANSEN
  •  • 251 mots
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La vallée de la Little Bighorn fut le théâtre de la plus cinglante défaite de l’armée fédérale des États-Unis, au cours de l’ultime guerre indienne. À la fin de 1875, un grand nombre de Sioux et de Cheyennes quittent leur réserve, soumise aux incursions croissantes des colons attirés par l’or des montagnes sacrées des Black Hills (Dakota du Sud), e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bataille-de-little-bighorn/#i_50708

Pour citer l’article

Yves SUAUDEAU, « CRAZY HORSE (1842 env.-1877) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/crazy-horse/