CONTRÔLE DE LA CHINE PAR LES YUAN

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Petit-fils de Gengis khan, Kubilai hérite de la tâche de poursuivre la conquête mongole de la Chine. À son avènement comme grand khan, en 1260, il contrôle le nord de la Chine, tandis que le sud reste aux mains des empereurs Song. En 1271, Kubilai prend un nom dynastique chinois, Yuan, qui marque sa volonté d'implanter durablement le pouvoir mongol en Chine et d'éliminer la dynastie adverse. Mais ce n'est qu'en 1279 que ce projet se réalise, lorsque l'empereur Song Ti-Ping trouve la mort lors d'une bataille navale près de Canton. La Chine est désormais totalement aux mains des Mongols et la dynastie Yuan connaît sous ses deux premiers chefs, Kubilai (1271-1294) et Chengzong (1294-1307), un rayonnement extraordinaire, qui subjugue ses voisins et impressionne les visiteurs étrangers, dont Marco Polo. Mais la domination des Mongols, très minoritaires en nombre, se heurte bientôt à l'opposition culturelle et au ressentiment politique de la population chinoise. De vastes rébellions éclatent à partir du milieu du xive siècle, qui conduisent au renversement des Yuan par une dynastie indigène, les Ming (1368-1644).

Kubilaï khan

Kubilaï khan

photographie

Portrait de Kubilaï, petit-fils de Gengis khan, grand khan des mongols de 1260 à 1294. Aquarelle sur papier de riz, début du XXe siècle, d'après une miniature ancienne. Collection privée, Berlin. 

Crédits : AKG

Afficher

—  Vincent GOURDON

Écrit par :

Classification

Pour citer l’article

Vincent GOURDON, « CONTRÔLE DE LA CHINE PAR LES YUAN », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/controle-de-la-chine-par-les-yuan/