STEAD CHRISTINA (1902-1983)

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Romancière australienne, Christina Stead était renommée pour sa perspicacité dans le domaine politique ainsi que pour son style d'une grande maîtrise et hautement individuel. Ses œuvres explorent la relation entre la personnalité et l'environnement, en particulier à travers le thème de l'exploitation.

Née le 17 juillet 1902 à Rockdale, dans la banlieue de Sydney, Christina Ellen Stead suit sa scolarité au Teachers College de Nouvelle-Galles du Sud, puis voyage beaucoup, s'installant à plusieurs reprises à l'étranger, que ce soit aux États-Unis, à Paris ou à Londres. Au début des années 1940, elle travaille comme scénariste pour les studios Metro-Goldwyn-Mayer. En 1952, elle épouse William Blake, un romancier américain auteur de fiction à caractère historique. Avec lui, elle part vivre dans la capitale anglaise. En 1974, elle retourne dans son pays natal.

Christina Stead publie ses premiers textes sous la forme d'un recueil de nouvelles, The Salzburg Tales (1934). Seven Poor Men of Sydney, paru la même année, évoque un groupe de jeunes dockers syndiqués et brosse un portrait fascinant de la vie sur les quais de Sydney. Le roman le plus abouti, qui demeurera pourtant dans l'ombre pendant vingt-cinq ans – jusqu'à sa réédition en 1965 –, est The Man Who Loved Children (1940, L'Homme qui aimait les enfants). Montrant comment l'être humain désire deux choses apparemment incompatibles, la liberté personnelle et l'amour, le livre décrit le mariage comme une guerre brutale et continue, dans laquelle l'époux révèle un caractère autocratique, bien éloigné de l'homme civilisé qu'il pense être, tandis que la femme devient une mégère aigrie. Sans jamais donner dans la sensiblerie, le roman, inspiré par l'enfance de l'auteur, relate dans sa première moitié des épisodes extrêmement comiques, mais l'impression générale demeure amère et tragique. Christina Stead est généralement considérée comme un écrivain féministe, bien qu'elle ait toujours refusé cette étiquette.

Parmi ses autres œuvres, citons The Beauties and Furies (1936), House of All Nations (1938), For Love Alone (1944, Vent d'amour), A Little Tea, a Little Chat (1948, Tout ce que je veux, c'est une femme), The People with the Dogs (1952), Dark Places of the Heart (1966), The Little Hotel (1973) et Miss Herbert (The Suburban Wife) (1976). Christina Stead meurt le 31 mars 1983, à Sydney.

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Dans le chapitre « Naissance d'une littérature »  : […] romancière témoigne du mal qu'avaient alors les femmes à faire valoir leur droit à la création littéraire, et qui les poussait parfois à l'exil. C'est ainsi que Christina Stead (1902-1983), auteur entre autres de Seven Poor Men of Sydney (1934) et de L'Homme qui aimait les enfants (The Man who Loved Children, 1940), passa la plus grande […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/australie/#i_8168

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« STEAD CHRISTINA - (1902-1983) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/christina-stead/