KOCH C. J. (1935-2013 )

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Les romans de l’Australien C. J. Koch choisissent souvent pour toile de fond un décor asiatique dans lequel des Australiens, confrontés à des problèmes d’ordre moral, s’efforcent de se comprendre eux-même et le monde qui les entoure. Pour décrire ces personnages, l’écrivain utilise plusieurs niveaux de narration et recourt à des voix au ton familier admirablement bien caractérisées.

Christopher John Koch naît le 16 juillet 1932, à Hobart (Tasmanie). Après avoir quitté l’école, il travaille dans une librairie, puis décide de reprendre des études de littérature anglophone, de philosophie et d’histoire ancienne à l’université de Tasmanie. Il écrit son premier roman, Les Garçons de l'île (The Boys in the Island, 1958, adapté au cinéma en 1990), pendant les deux années qu’il passe à Londres. L’ouvrage ne sera publié que deux ans après son installation à Sydney, où il travaille comme réalisateur de radio pour l’Australian Broadcasting Commission. Grâce à ce premier livre, bien reçu par la critique, C. J. Koch obtient une bourse qui lui permet de suivre un atelier d’écriture à l’université Stanford, aux États-Unis, dans les années 1960. En 1972, il décide de se consacrer entièrement à sa carrière littéraire.

Son roman le plus célèbre, LAnnée de tous les dangers (The Year of Living Dangerously, 1978), suit les pas d’un journaliste de radio australien nommé Guy Hamilton (en partie inspiré par son frère, Philip Koch) qui part à Djakarta en 1965, à la veille de la tentative avortée de coup d’État contre le dictateur indonésien Sukarno. Le personnage secondaire de Billy Kwan paie de sa vie la découverte de soi qu’expérimente un autre, un thème récurrent dans l’œuvre de C. J. Koch. Le romancier cosigne le scénario de l’adaptation que le réalisateur australien Peter Weir porte à l’écran en 1982. Parmi ses autres ouvrages de fiction, citons Doubleman (1985, The Doubleman, Miles Franklin Award), deux romans liés entre eux, Les Rizières rouges (Highways to a War, 1995) et Out of Ireland (1999), ou encore The Memory Room (2007) et Lost Voices (2012).

C. J. Koch meurt le 23 septembre 2013, à Hobart.

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Dans le chapitre « Du réalisme à l'invention littéraire »  : […] L'après-guerre vit se concrétiser les promesses dont la littérature australienne semblait porteuse, même s'il fallut attendre les années 1970 pour que les activités culturelles jouent un rôle plus large au sein de la communauté. Des poètes de talent, tels que Kenneth Slessor (1901-1971), James McAuley (1917-1976) ou A. D.  Hope (1907-2000), donnèrent alors toute leur mesure. Le dernier cité en par […] Lire la suite

Pour citer l’article

« KOCH C. J. (1935-2013 ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 mai 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/c-j-koch/