ART DE LA CALLIGRAPHIE (Chine)

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En Chine, l'écriture témoigne de recherches esthétiques dès ses débuts, comme le montrent les inscriptions sur bronze des Zhou occidentaux (vers  1050- 771). Puis, avec l'essor de la classe des fonctionnaires lettrés à partir des Han ( 206-220) et l'invention dans leur milieu de l'écriture cursive, la calligraphie devient un art complet. Cependant, vers 350, une dimension nouvelle devait être donnée à la calligraphie, la plaçant en Chine au premier rang des arts, grâce à Wang Xizhi (306-361) et à l'un de ses fils, Wang Xianzhi (344-388). L'écriture cursive (« écriture d'herbe ») fut alors comprise comme le médium parfait, capable de révéler la personnalité de celui ou de celle qui s'y adonne. Dans le cadre des règles précises qui gouvernent la calligraphie, l'épaisseur du trait, la liaison ou l'absence de liaison entre les traits, la sensation de vitesse donnée par le tracé des caractères révèlent la part de création d'un artiste au moment même où il exécutait son œuvre, ajoutant au sens du texte quelque chose de sa personnalité profonde.

—  Alain THOTE

Écrit par :

  • : directeur d'études à l'École pratique des hautes études, section des sciences historiques et philologiques, correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres

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Pour citer l’article

Alain THOTE, « ART DE LA CALLIGRAPHIE (Chine) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-de-la-calligraphie/