GUZMÁN BLANCO ANTONIO (1829-1899)

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Homme d'État vénézuélien, né le 28 février 1829 à Caracas, mort le 20 juillet 1899 à Paris.

Le général Antonio Guzmán Blanco est le fils d'un homme politique et journaliste réputé, Antonio Leocadio Guzmán (1801-1884), que son mariage a introduit dans une famille aristocratique de Caracas, les Blanco. Il commence sa carrière en s'assurant un soutien renforcé des caudillos de province, ce qui augmente son pouvoir quand il est nommé commissaire extraordinaire aux finances pour négocier des emprunts auprès de banquiers londoniens. Chef du Parti libéral, il prend le pouvoir en 1870 et se fait élire président constitutionnel en 1873. Pendant dix-huit ans (1870-1888), il est le chef absolu du Venezuela, exerçant le pouvoir directement ou par l'intermédiaire de dirigeants dévoués.

Antonio Guzmán Blanco sort le Venezuela de la guerre civile et de la stagnation économique et l'engage sur la voie de l'ordre et de la modernisation. Il fait construire des bâtiments publics, des voies ferrées et des écoles. Caracas, modernisée, devient le centre du nouveau réseau télégraphique, portuaire et routier. Le dictateur parraine la création d'écoles publiques, restaure le crédit public, subventionne l'agriculture, développe le commerce international et prépare le pays à son entrée dans l'ère du progrès. Farouchement opposé à l'Église, il instaure l'école laïque, le registre d'état civil et le mariage civil. Il supprime les couvents, confisque leurs biens et proclame la liberté religieuse pour les non-catholiques.

Antonio Guzmán Blanco a recours à la violence pour éliminer l'opposition. Les libertés civiles sont restreintes et la presse bâillonnée. Peu d'actions sont entreprises pour améliorer le sort des masses. En outre, le dictateur amasse une fortune personnelle sur les caisses de l'État, profitant des négociations d'emprunts avec des banquiers étrangers. Il passe une grande partie de ses années au pouvoir en Europe, où il fréquente l'aristocratie. Au cours de l'une de ces visites, en 1888, un coup d'État l'évince du pouvoir. Il passe les dix dernières années de sa vie à Paris.

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  • Écrit par 
  • Virginie BABY-COLLIN, 
  • Véronique HÉBRARD
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Dans le chapitre « Antonio Guzmán Blanco, l'autocrate civilisateur (1870-1888) »  : […] Antonio Guzmán Blanco, chef des fédéralistes et fils du fondateur du parti libéral, accède au pouvoir en 1870 et exerce la fonction suprême à plusieurs reprises jusqu'en 1888. Il marque le pays de son empreinte, tant par la poigne de fer avec laquelle il le dirige qu'en raison du véritable bon en avant modernisateur qu'il lance. Il mène une politiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/venezuela/#i_48097

Pour citer l’article

« GUZMÁN BLANCO ANTONIO - (1829-1899) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonio-guzman-blanco/