DELVIG ANTON ANTONOVITCH (1798-1831)

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Descendant de barons baltes appauvris, Delvig étudie au lycée de Tsarskoïe Selo avec Pouchkine et Küchelbeker. Talent poétique précoce, il compose des idylles, des épîtres, des poèmes anacréontiques. Fonctionnaire aux Finances, puis bibliothécaire, il fréquente les salons littéraires de Saint-Pétersbourg, participe aux travaux de la Libre Société des amateurs de la littérature russe, y introduit Baratynski et Ryleïev, mais n'adhère pas aux thèses décembristes. Il édite un almanach Fleurs du Nord (Severnye Cvety, 1825-1832), avec la collaboration des meilleurs écrivains de l'époque, et anime des soirées littéraires que fréquentent Pouchkine, Odoïevski, Venevitinov, Mickiewicz (alors en exil). En 1830, paraît sous sa direction La Gazette littéraire (Literaturnaja Gazeta), à laquelle Pouchkine collabore activement. Ami fidèle, délicat, Delvig disparaît précocement. Ses meilleures œuvres sont des idylles russes dans un esprit antique, des chansons populaires, des romances (Glinka et Rubinstein l'ont mis en musique).

—  Alexandre BOURMEYSTER

Écrit par :

  • : agrégé de l'Université, docteur ès lettres, maître de conférences à l'université de Grenoble-III

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Alexandre BOURMEYSTER, « DELVIG ANTON ANTONOVITCH - (1798-1831) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/anton-antonovitch-delvig/