RIBOT ALEXANDRE (1842-1923)

Parlementaire libéral protestant de grande qualité, Alexandre Ribot est un homme d'État éloquent et compétent. Modéré, il est l'élu de la Somme durant de longues années (1878-1923). Il s'oppose à la politique anticléricale, puis à la politique coloniale de Ferry, et lutte contre le boulangisme. Il devient président du Conseil en décembre 1892. Il occupe cette fonction pendant un mois, au moment où l'affaire du scandale de Panamá ébranle la république parlementaire. Ribot dirige à nouveau l'État de janvier à octobre 1895. Les radicaux lui succèdent : ils demeureront pendant vingt ans au gouvernement. Sur la question religieuse et la séparation de l'Église et de l'État, Ribot s'oppose à Waldeck-Rousseau et à Combes, mais il s'intéresse aux questions sociales. Le 9 juin 1914, il est de nouveau président du Conseil mais il est renversé quatre jours plus tard : il avait trop d'ennemis à gauche. De 1914 à 1917, il détient le portefeuille des Finances puis revient à la présidence le 20 mars 1917. La chute de Malvy, son ministre de l'Intérieur, entraîne la sienne.

—  Armel MARIN

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  • : metteur en scène, conseiller en éducation populaire et techniques d'expression

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Pour citer l’article

Armel MARIN, « RIBOT ALEXANDRE - (1842-1923) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-ribot/